UN IDÉAL ARISTOCRATIQUE
$ I. L’aristocrate contre la démocratie (1839-1840).
1. La démocratie maudite. — Joute épistolaire entre Lacordaire et Montalembert. Celui-ci, aristocrate plus que libéral, oppose le passé glorieux de l’aristocratie au despotisme de la monarchie et de la démocratie identifiées. La démocratie selon Montalembert ....:4,,1444 4: 4e 248 2. Procès de la démocratie. Victorieuse en 1789, elle fait « table rase » de toute hiérarchie. Libre de construire dans le nouveau monde, elle révèle sa nature mauvaise. (Cf. La Démocratie en Amérique, de Tocqueville). A la ploutocratie par la démocratie. La démocratie est antireligieuse : déchristianisation du peuple, poussée du matérialisme. Horreur de Montalembert pour la société actuelle dont est responsable la démocratie. Les révolutions de 1789 et de 1830 ont châtié des abus, mais ont été impuissantes à re- Girantire échos COOPER cc RCE EL LO Cr CAE FALL UE 25I 3. Jugement sur le verdict. — Réflexe aristocratique de Montalembert contre la démocratie. Il ne définit pas exactement la démocratie : iloppose démocratie et liberté ; ilétiquette démocrates des hommes de tendances divergentes. Il discerne justement dans la démocratie contemporaine l’opposition à l’ordre naturel, l'hostilité de fait à Dieu, un danger pour la stabilité du régime.................. 258
$ II. L'idéal politique (1839-1840).
1. L’'aristocratie, son histoire, ses caractères. — Grâce à l’aristocratie chevaleresque, la société médiévale favorisa l’épa-
nouissement de l’homme. La monarchie s’appuie sur le Tiers et abaisse progressivement la noblesse. La Chambre des pairs, son peu d'influence ; suppression de l’hérédité. Les caractères de l'aristocratie : hérédité, indépendance, vitalité, désintéressement, amour de la gloire et de MROGNTEUL MERE CE ANR AE MIS ART Re CRIE 2. Rôle de l'aristocratie. L'exemple anglais. — La noblesse défend la société et soutient l’Église. Montalembert s’eflorcera lui-même de jouer ce rôle. L’aristocratie anglaise proposée par lui comme modèle actuel................. 3. L'idéal : liberté modérée, politique élevée. — Nécessité d’intermédiaires entre l'individu et l'État : famille, propriété, corporation. Politique élevée s'oppose au matérialisme et au pacifisme veule. Liberté modérée signifie Hbéralisme très poussé, opposé aux méthodes révolutionnaires. .... 4. Comment atteindre cet idéal ? — Espoir en la formation d’une aristocratie nouvelle dotée d'influence régionale. Montalembert assez indifférent aux formes gouvernementales. Le régime de 1830 : confusion des idées et désordre des mœurs politiques. Correspondance de Montalembert et d’Alton-Shée au sujet de la réforme électorale. Montalembert dans les nuées : il néglige certains facteurs de la politique française.; son fatalisme. . .................