‹ Le rosier: culture et multiplicationChapitre 18 sur 38 · CIIAP. IV. — TAILLE ET ENTRETIEN DU ROSIE · texte numérisé non relu

CIIAP. IV. — TAILLE ET ENTRETIEN DU ROSIE

à la condition que la température baisse progrès lentement, le temps restant sec, ce même arbus hera à une température beaucoup moins basse s'il par le froid avant que la végétation soit au repos bien si ses rameaux sont tuméfiés par une pluie, p ou couverts de neige fondante. De même un Rosi pas par 12» s'il est planté dans un sol léger, i exempt d'humidité, et il gèlera à 10> et même à m dans une terre forte, argileuse, qui retient l'eau. Ainsi, pour se rendre bien compte des danger craindre de ce côté, il faudra examiner quelles Rosiers on a cultivées, quelle est la nature du so son exposition, enfin quelle est la marche habitu< sons dans la localité.

Abris pour les Rosiers francs de pied et les Roi — Ces Rosiers sont généralement plantés en masi beilles ou en bordure. Dans la première quinzaii on rechausse chaque pied avec de la terre nou légère que forte, jusqu'à la naissance des première on coupe les gourmands qui dépassent l'ensem meaux, puis on couvre avec des feuilles sèches qi nétrer dans les intervalles des pieds, et on en aj nière à former en dessus des Rosiers une sorte d( 35 à 40 centimètres d'épaisseur. On assujettit ce ture en y déposant des branches d'arbres verts, voire même des rames, et au besoin une bonne paille que l'on dispose en gouttière, pour rejet pluviales hors du massif.

Abris pour les Rosiers tiges et les Rosiers dei Lorsque la flexibilité de la tige permet de ramen( tête du Rosier, on enfonce cette tête moitié au-de au-dessous du sol, et on couvre le petit monticul sèches assujetties comme il a été dit plus haut.

LE ROSIEIÎ

ée de mousse sèche ou de de paille; enfin, le pied es îst consolidé par un tuteui la courbe et contre lequel [ les tiges ne peuvent êtr on commence par égalise 3, on réunit leurs extrémil ï mousse sèche le vide qi sujettit par un second et la tète. Gela fait, on garni le pied €t on le couvre d< ^ec de la paille de seigle, s de paille ayant l'épi ei t recouvrent les feuilles se itre la tige pour s'ouvrir ie cône formé par les brai ie supérieure, et on coiffe a bouché le trou. Cette es attaché contre un tuteur

bien entendu que si une s pas, on en mettrait deux, Q haut.

lève les abris quand les g le faut jamais se presser e grâce à la protection des ges très-délicates qui crai coups de soleil , ce qui oî:

î par un temps sombre.

5 les précautions dont non s toujours pour garantir 'arrière-saison; il faut d( lie de blé de Turquie (lî papier huilé ou avec une

LILLE ET ENTRETll

à greffer, laquelle est malléable et se p opération.

CuUure forcée du Rosier, — Les va pour le forçage sont : les Rosiers du Margottin, Madame Boll, Souvenir de Louise Perony, Blanche Lafïitte, Benga Thés, Madame Falcot, Maréchal Niel, charme, Souvenir de la Malmaison, Mis . marque.

Ces variétés sont greffées en pied, c' mètres de terre, et constituent les Rosi culture en pot. Pour cela on habille les les drageons, et on plante dans des pot:

diamètre dans de la terre franche m du terreau de vieille gadoue que Ton p; potage a lieu en novembre, et les Rosie enterrés dans les planches du jardin er les côtés, alin de pouvoir les abriter coi pendant l'hiver, en les couvrant de liti(

Au mois d'avril, les Rosiers sont plai son de cinq rangs par planche , ensuite choix des plus torts rameaux qui sont c* de leur base, et les brindilles sont su produisent que des feuilles et dépense des Rosiers, après quoi on garnit la suri bon paillis qui est très-utile pour cons \ pieds des Rosiers ; les arrosages seront

Dans le mois de novembre suivant, 1- '"^rre à forcer, en ne taillant que le som f tient plus à la quantité de boutons q

Ht placés dans la serre soit sur les bâc

j fumier de 20 centimètres d'épaisseui

îs bâches, sans enfoncer les pots, et e

yz LE ROSIER.

des autres, afin d'éviter Tétiolage des jeunes pousses ; poiT conserver la fraîcheur de la terre des pots, on étend un bon paillis par dessus, puis on continue les arrosages pendant toute la saison du forçage. Un point très-essentiel est d'avoir dans la serre des tonneaux remplis d'eau tenue à la température de la serre, qui, au moyen du thermosiphon, peut être portée à 15 ou 18 degrés, selon que Ton veut activer la végétation et obtenir une floraison pour une époque déterminée. Il faut quarante ou cinquante jours en moyenne pour obtenir une floraison complète. Si pendant la végétation l'on remarque des pucerons aux sommets des pousses, il faut s'empresser de faire des fumigations de tabac, pendant la nuit, pour détruir ces insectes. Si ces Rosiers sont destinés au commerce, il sont vendus sur les marchés au fur et à mesure de l'épanouis sèment des Roses, et les saisons se succèdent dans la mêm( serre jusqu'au mois d'avril; enfin les Rosiers non vendus de mandent du repos et doivent être plantés en pleine terre av mois d'avril, après avoir été rempotés à nouveau.

M. Laurent (rue de Lourcine, Paris) est à la tête de l'industrie des fleurs forcées ; pour lui il n'y a pas d'hiver, et d( novembre à la fin mai, il livre en grande quantité les Rose! et les Lilas, fleurs qui sont les plus recherchées pour les bou quets et les coiffures de bal.

La culture forcée des Roses coupées diffère de la cultur( en pots en ce que les Rosiers sont plantés en pleine terre dan les bâches de la serre; grâce au perfectionnement apport dans l'art du chauffage, on règle la température à sa volonté tout en consentant la lumière indispensable à la coloratioi des Roses en tenant les châssis découverts, à moins que de froids excessifs ne surviennent comme ceux de l'hiver 1871 1872. Les Rosiers soumis à cette culture hivernale ont leu bois mal aoûté ; aussi, dès le mois de mai, il faut s'empresse] de dépanneauter les serres et les bâches, afin de faire jouii ces Rosiers des influences bienfaisantes de l'été.

CKAP. IT. — TAILLE ET ENTRETIEN DU KOSl

C'est à ce moment que Ton soumet ces Rosiei velle taille, qui consiste à retirer tous les faibles font confusion et à raccourcir les rameaux flor taillant à 16 centimètres de longueur ; les autr les arrosages et la propreté de la terre entret binages. La récolte des boutons de Roses d'été leur; cependant, en 1872, nous avons vu vendre p Marie la douzaine de boutons de Malmaison 4 fr.

Chauffage des Rosiers sous châssis. — Or des Rosiers sans avoir de serre. Voici le pro< par les fleuristes de Paris pour obtenir des Rose printemps :

On a des Rosiers empotés depuis un an et te ches dans le jardin. Vers le mois de novembre, la planche les pots qui doivent être chaulTés, et en jauge, la plante inclinée, pour éviter l'humic Ja maturation du bois et hâter la chute des feu 15 décenabre, un peu plus tôt ou un peu plus t température, les pots sont mis en place. Pour heure profondément une planche, on pose les co chaque coffre on enterre huit pots, réservant i 25 centimètres le long des planches, et on reco châssis. Les coffres à Rosiers doivent avoir 65 c( hauteur sur le devant et 80 centimètres sur le d Les Rosiers, modérément arrosés, restent c jusqu'à ce que les yeux se gonflent. On taille long sur les yeux les mieux constitués, et on si les faux rameaux. La taille faite, on entoure lei un réchaud de fumier large de 60 centimètres à 40 centimètres au sommet, et dépassant les châss timètres.

Au bout de dix jours, la fermentation du fuu établie ; il faut alors aérer les coflres, pour perm<

LE ROSIEF

mtdes gaz ammoniacfaux, mortels pour les Rosiers, et cc- 3 la buée, qui amènerait Tétiolement des plantes, si l'air înait ressuyer les feuilles et les boutons. Les châssis sedonc soulevés tous les jours, si le temps le permet, et iverts de paillassons tous les soirs. Il est entendu que Ifô issons ne sont retirés que lorsque le soleil brille, faut surveiller la végétation, faire la guerre aux insectes rabattre le puceron par les fumigations de tabac faites 1(

s réchauds sont remaniés tous les quinze jours. Rosier fleurit ordinairement au bout de quarante jours, de l'installation du réchaud. On peut, d'après cette de échelonner la culture de manière à avoir une florais nue depuis les premiers jours de février jusqu'en m ne de l'apparition des premières Roses.

Mure en pots pour le marché, — On cultive aussi p( arche de Paris beaucoup de Rosiers nains en pots. ( 3rs viennent de la Brie, comme ceux qui sont destiné Iture forcée. Ils arrivent à Paris vers le mois de nove it sont immédiatement mis en jauge dans une planche n.

i empote en plein air par les belles journées d'autom )us la remise en hiver ; on emploie des pots de 46 cer es dits pots royaux. Le compost est formé d'un tiers franche, un tiers de terreau de gadoue, un tiers de te rdin. Le pot, bien drainé, est rempli au tiers. On pi >sier au milieu ; en le maintenant de la main gauche, ire de remplir avec la main droite en faisant glisseï entre les racines et tassant convenablement. Il fi que rempotage soit bon, qu'on puisse enlever le R a tige sans que la motte se détache du pot. Les Ro >tés sont placés en jauge, les pots couchés sur le fl passent ainsi l'hiver; en février ou mars on les pi

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