‹ Le rosier operacomique en un acte paroles de MM. Augustin Challamel etChapitre 28 sur 36 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

ÉG1NHARD, puis MADAME DE LA MÉSANGÈRE.

ÉGINHARD, seul.

Me voilà dans de beaux draps!... Queltohubohu!... L'ange de mes rêves, dit l’un... Reconduisez-moi au couvent, dit l’autre... Mais votre sœur... Je suis fou... Ne lui dites rien... Ce mariage est impossible... Dans un quart d’heure... Vous me tuez, si vous me refusez... A la grille du parc... Du diable si je m’y retrouve... Il y a trois mois, il fallait demander la main de madame dé La Mésangère... et aujourd’hui, il faut la refuser... Je n’y vois plus clair... mes idées dansent dans ma tête... C’est Un chassez-croisez général. (Entre madame de La Méaangère.)

MADAME DE LA MÉSANGÈRE

Eh bien !... Berthe fuit à mon approche!... Et votre neveu, où est-il?

ÉGINHARD, plus abruti que jamais.

Je... je ne sais...

• MADAME DE LA MÉSANGÈRE

Comment, vous ne savez?...

ÉGINHARD

Non... je...

MADAME DE LA MÉSANGÈRE

Mais qu’avez-vous donc? Vous avez l’air embarrassé, contraint?

ÉGINHARD

Moi, pas du tout...

MADAME DE LA MÉSANGÈRE

Vous regardez à droite, à gauche... vous balbutiez... Que se passe-t-il?

ÉGINHARD, complètement pétrifié.

Ce qui se passe ?

MADAME DE LA MÉSANGÈRE

Parlerez-vous, enfin? Vous me faites bouillir avec vos lenteurs.

ÉGIRHARD.

C’est assez difficile à vous expliquer. (Il semble ne savoir à quel saint se vouer. Tout à coup ses regards s'arrêtent sur le rosier qui est auprès du banc. Sa figure se calme. Ou voit qu’il vient de trouver le moyen de Sortir d’embarras. Il s'incline devant madame de Là Mcsangèrc étonnée, la prend respectueusement par la main, et la conduit devant le rosier.) Ce qui SR pilSSe,

je vais essayer de vous le faire comprendre.

caVàtiNe.

Regardez ce rosier que le beau soleil dore:

Une fleur s’y balance à peine ouverlo encore.

On voudrait la cueillir; ,

Mais un nuage sombre.

Tout à coup de soh ombre.

Est veuu la couvrir.

Et la tempête éclate... Adieu, roses nouvelles!

Adiéu, parfums si doux! Adieu, couleurs si belles!

Tout s’efface... Mais non.

Le vent sèche la plaine,

Et de sa fraîche haleine Éclaircit l'horizon.

On retourne au rosier disparu tout à l'heure,

On l’aperçoit bientôt qui sourit et qui pleure.

On y cherche des yeux.

Sur la tige pendante,

La fleurette baissante Où l’On portait ses Vœux...

Soudain brille une rose où la pluie étincelle...

On jette un cri de joie et Ton dit t C’est elle!

Ce n’était que sa sœur,

Sa sœur et sou imago.».

Le soleil se dégagé Et dissipe l’erreur»

MADAME DE LA MÉSANCÉRE, à part.

Ciel! que veut-il dire? (Haut.) M’expliquerez- vous, Monsieur, œ que signifie cette leçon de botanique?

ÉG1NHARD, balbutiant.

Cette leçon de botanique... si...gni...fie... que.».

MADAME DE LA MÉSANGERE

Achevez donc.

ÉGINHARD

Elle signifie..»

MADAME DE LA MÉSARGÈRE

Achevez, je l’exige.

ÉGirtRAitD, très-vite.

Eh bien ! elle signifie que mademoiselle Berthe et taon neveu se meurent d’amour l’uu pour l’autre. Ils s’étaient ren-

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