SCÈNE III
Les mêmes, MADAME DE LA MÉSANGÈRE.
MADAME DE LA MÉSANGÈRE
Eh bien! eh bien! mes robes, mes chapeaux! mes bonnets! mes gants! Au nom du ciel! monsiéur Eginhard, êtes-vous
devenu fou? (Elle s’empresse de ramasser les cartons avec Mathurine.)
MATHÜRINE.
Il n’en fait jamais d’autres.
ÉGINHARD
Je réfléchis, en effet, que j’aurais dû les poser à terre, au lieu de les laisser tomber. (Il se débarrasse de sa boite qu’il dépote soigneusement sur le banc.)
* MATHURINE
Il est bien temps.
MADAME DE LA MÉSANGÈRE
Mais d’où venez-vous donc, monsieur Eginhard? Je parie que, pour avoir l’ineffable plaisir d’herboriser à votre aise tout le long de la route, vous arrivez de Lyon pédestrement ?
ÉGINHARD
Oh! non... j’ai quitté la voiture il n’y a qu’une petite lieue.
MADAME DE LA MÉSANGÈRE
Rien que cela!., et moi je vous attendais.... Vous n’avez pas d’excuse... votre filleul et neveu, mon futur époux, se trouve depuis quinze jours retenu auprès d’un malade, à Saint-Etienne. Vous vous chargez pour lui de tous les achats dont j’ai besoin pour la signature de ce matin... vous me promettez d’être de retour hier au soir... et vous me faites passer toute une nuit avec la crainte affreuse de n’avoir ni bonnet, ni robe, ni gants pour la signature du contrat!... Tout cela’ (Montrant la boite que M. Éginhard a déposée sur le banc.) pour une méchante botte d’herbes !
MATHDBINB.
Dont ne voudraient pas nies vaches.
MADAME DE IA MÉSAHGÈRE
Vous n’avez pas d'excuse,