‹ Le roy d'Yvetot operacomique en trois actesChapitre 11 sur 55 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

J HANNETON. JOSSRLYN.

jossklyn.

Kl les enfant». ils ne sont pas ici?

JF. vnneton , cherchant « se remettre.

Non, je ne crois pas !

JOSSRLYN.

Comment! tu ne crois pas!... Mois qu’as-tu donc? pourquoi cc trouble, cette émotion?

jrannëton. plia émue meure.

Vous vous trompez, maître.

JOSSRLYN.

C'est visible!

JEANN8TON.

Khbieu.je vais vous dire. Quelqu'un sort d’ici... oui, on m’a parlé d un établissement... d'un mariage...

jossblyn, trtvemer»/.

Kt tu l'es engagée?

JBANNRTON.

} Oh ! non. pas positivement ! Je me suis rappelé cc que vous m’aviez dit., vous savez... de ne pas trop me presser... et, par déférence pour vous, j’ai demandé le temps de bien réfléchir.

JOSSRLYN, vivement.

Une quinzaine de jours?... a merveille! c'est sage!...

é JRAXNRTON.

Non, j'ai demandé une heure !

JOSSBLYN.

Une heure, pour bien réfléchir? ce n'est pas trop!

JRAXNRTON.

Que voulez- vous? on est pressé... et comme il s'agit d une chose avantageuse, ce soir même je dois rendre ma réponse.

JOSSRLYN.

Kh bien, puisqu’il en est ainsi, tu la rendras !

jeannfton, d part.

Ah! mon Dieu! aurait-il changé d’avis?

JOSSRLYN.

Tu diras que .. tu diras que tu ne veut pas.

Jkannrton, à part , avec joie.

Ah! nous y voila !.. (Haut ) Maître, écoulez donc... Tour refuser du positif, dam! il faudrait être sûre que d’un autre côté...

jossklyn.

Tu peux être tranquille, je te réponds de tout, et quelque soit le parti qui s’csl présenté, lu auras beaucoup miens.

JFVNNKTON.

Encore f.iudrait-il connaître. . parce que, d’n-

[ bord, je vous préviens que si c’est un jeune I homme, je le refuse!

josst i.yn . avec satisfaction.

Jeannelon, sous êtes une lille de goftl et de sens !

JBANNRTON.

| Faut pas cependant qu'il soit...

JOSSRLYN.

Oli ! il faut qu'il aitde trente-cinq a cinquante.

| et près de cinquante!. . ça vaut mieux!...

JBANNRTON.

C'est le plus bel Age!

JOSSF.IYN.

Comme ça se rencontre ! juste celui du prétendu dont |p veux te parler.. Kl puis, un galant homme! il sait que tu es une brave et hnn- I néte personne ; il a songé a toi. parce que. voi>-iu. d'un moment à l'autre il doit établir sa fille... le gendre peut emmener sa femme, et notre homme se trouverait alors seul, isolé... Je le connais, il a besoin d'élre entouré, d’inspirer de l'amitié! Ce n'e»t pas qu'il ne puisse prétendre peut-être a un tentimenl plus doux, plus vif... sa tournure est encore d'une certaine élégance, son regaid brille encore du feu d#* la jeunesse, son cœur... son cœur surtout n'a pas vieilli ; la jambe est bonne, le jarret dispos... et le jour de sa noce, corbleu ! nul ne prendra sa place pour danser le premier rigaudon et la première bourrée. Voyons. Jcnnneton ! a ce portrait fidcle, ne devines-tu pas?

JKAXXSTON , jouant la naïveté.

Non .

JOSSRLYN.

Eh bien, ce prétendu, ce mari, cet homme qui ne veut faire que ton bonheur...

JRAXNRTON, rivement.

Parlez ! parlez ! C’est...

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