I.E ROI D’YVETOT
J’ai donné mon cœur et ma foi,
Pitié pour moi 1
RÊGIKALD.
Allons, point d’indigne faiblesse, etc., etc.
RÉG1XALD.
Ah ! c’en est trop! quand de vous je réclame Obéissance et repentir ,
Il faut me soumettre votre àme,
11 faut céder et m’obéir 1
ADALRF.RT.
Puisque ma voix, qui vous supplie,
Ne peut, en ce jour, vous fléchir,
D’une odieuse tyrannie Je prétends enlin m'affranchir !
RÊGIRALD.
Suivoz-moi 1
AHALBF.RT.
Jamais, je le jure I ÜÊCIXALD.
Fuyez ces lieux, et sans retour !
ADALBERT
Je ne serai jamais parjure A Marguerite, à mon amour.
RÊGTXALD.
Pour oser faire résistance.
Ici, vous comptez, je le voi,
Sur l'amitié, sur la puissance De celui qu’ils appellent roi!
F.h bien, jo le verrai, je lui ferai comprendre Qu’il doit vous retirer tout secours, tout appui I Et s’il ne voulait pas m’entendre,
Malheur h lui 1 malheur à lui 1 ENSEMBLE.
RÊGIXALD.
Vous me suivrez ; à ma puissance Il faut soumettre votre cœur 1 Vous me suivrez; mon espérance Est d’assurer votre bonheur !
ADALRF.RT.
Non, non, jamais! à sa puissance Je ne saurais plier mon cœur.
Si je partais, plus d’espérance.
Plus d’avenir, plus de bonheur !
Réginald sort par le fond.
ADALBERT
Oh ! la crainte n'entre pas dans son &rne, car il va revenir et veut parler au roi.
JKAXXKTON.
Parler au roi? il croit que ça se fait comme ça! Dès aujourd’hui la maison de ta majesté sera organisée.. Mon père a été aide-argentier à la cour de Normandie, et je connais le cérémonial d’usage! le commandeur sera obligé de remettre son humble requête au capitaine de garde, qui la fera parvenir au gouverneur du château, qui l’enverra au grand écuyer... celui-ci s'entendra avec le premier gentilhomme, qui en référera au grand connétable. lequel atteudra le moment favorable pour faire présenter à sa majesté la demande placée dans un bassin d'or!
marguerite, souriant.
Mais, Jeanneton, tout cela peut durer huit jours !...
ADALBERT, avec joie.
Kt quand le commandeur a obtenu son audience, il apprend que nous sommes unis, heureux, et que rien ne peut plus nous séparer.
Humeurs au dehors.
Comblent ! le peuple crie! il ose s'impatienter,
: je crois I