‹ Le Roy SoleilChapitre 8 sur 8 · I.- . -1 ,;. .1. ■!■ ■■ .naii J.^p.aisr. m.WO livres · texte numérisé non relu

I.- . -1 ,;. .1. ■!■ ■■ .naii J.^p.aisr. m.WO livres

!■! ■■■ M. |.| , I . ..a, Kaeine. aide de son ami Boileaa. resiail dan^ la eraiiisse p^ m r eiicoiiiMger les actricCS qui, avant d'entrer en scène, récitaient a genoux une prière. L'orchestre était la musique du Koi et l'organiste Nivers tenait le clavecin. Pour cette ju'emière i-oprésentalion, du ïlî janvier M"'' de Caylus dit le prologue, Jil"' de Veilhan faisait Ksther; M"- de iMontfort, Aman; M"» de Laslic, Assuérus; M'" de Ghi]iinn, Mai-doclu'', etc..

N 28. — Incendie du château d'Heîdelberg:. — Après a\nir iiira'uda' la ville el le ciiàleau d"!leidelber-. les troupes quillèreiii ia jilace et les babitanis pui'enl, partiellement, étciiiiire le feu, ce qui mit Louvois fort en colère. A cette époque et encore assez avant dans le dis-huilième siècle, des l'emiiies suivaient l'armée sur îles chariots. Pour supprimer cette suite encombrante, on ordonna de les fouetter publiquement, puis de leur couper le nez. Le résultat fut que les soldais les é|iousèrent el (jue raruu''e se mît en mé-nage, comnu'' sont actuellement les lrnu|ies indigènes du Sêni'gal.

N" 29. — Insulte du Roi à Louvois. — Le K ii iiMv.iiilaii avei- ses ininistr'es dans la chauibi'e a cum'lna' de y]"" de .Maintenon. Celte pièce, qid occupait l'angle à droite de la Cour du Palais, el a été depuis complètement iranslormé-e, était tendue lie brocart vertet argent alterné de bandes de velours cramoisi. Le tapis de lalaiile. de velours cramoisi. Le fauteuil du Roi se trouvait ]>lac('. le dus au nnii". face à cette table, qu'on emporlail après r|u'il avait lini. De l'autre cùté. un tabouret pour le miui.stre, un second |ioui- son portefeuille. .M"" de Maintenon, qui écoulait sans jamais l'ester inoccupée, faisait des ouvrages d'aiguilles.

N" 30. — Bataille de Camaret. — La baie de Camaret, fortifiée pai- Vauban, est ici vue d'une baîlerie, i)lacce sur la falaise dominant la plage du Coréjou, entre le Sillon et la pointe du Couvent (aujourd'hui (ii'and-Gouin). .\ vol d'oiseau s'allonge, dans la baie, le Sillon, digue naturelle fermant en pailie le poi't lie pèche. A son extrémité, le fort Vauban, encore inachevé, sans toit, mais muni de ses canons. Devant lui, sur ce même Sillon, la chapelle gothique de Notre-Dame de Roz Madou ou Roc'h Amadour. dont le clocher vient d'être mutilé |)ar un boulet anglais. Au fond, l'auti'e cùti' de la baie, près des lignes de Quélern, la grève apjielée Trez lluii;^ [sufil.' rouge). C'est la fin du combat, le vaisseau anglais le \in„h\ ili'seinparé. se fait remorquer. Le hollandais, le 'J'ri"---;,, ■.'.■laui approché trop prés, s'échoue sur les fonds du Çnri'Jnn ci \.a {■wq pris d'assaut par les firelons qui se metlenl dé-jfi ;i l'eau. Les battei-ies étaient sei'vies |)ur des canonniei's aitlés de uLiliciens gardes-côte.'i et de pécheur-^. .Vu fond, les chaloupes ennemies ont op(''ré un di'barquement de troupes qui sont presque anéanties par les compagnies franches, les gardes-cûtes et les batteries côtiéres. L'endi-oit de Trez lîouz où a eu lieu ce massacre s'appelle encore /,'( .\fnr! Aiif/l".ise.

N" 31. — Le duc d'Anjou proclamé roi d'Espagne. — La pièce dans laijuelle se jiasse cel ('M'iiemeut esl le grand cabinet du Roi, depids sa chanil>re à coucher, celle où se ir'OU\ e •son lit et qu'on visite actuellement à Versailles. L'ambassadeur d'Espagne, marquis de Castildos Ilios, |iûrie. avec la perruque à

APPENDICE

la fi-aïK^iiisc le costume l'spiî^nul, ni l.imifi xii], ni lleiu'i que deviiil prendrn Pliilip|i(> \' m ;iM'i\aiii à Madiid. N" 32. — Familiarité de la duchesse de Bourgogne avec

leRoi. Ki'.-iilii'rrini'iil Liiilo. ilii S;i i ni -Si i imn , li's i.ui('> |io[i-

<I;\I1U'S. IV.Hll n'n|i :i\-iLlin\ nil nr/ ijlU Jlr (lis;iii rien. 'i|r - T'n-:^rs lèvri.'S lLiM]'(l;il1l('s. <\r^ rlii'\-iMl\ l'I ilr-- smiiTils riiàl :i i 1 1 -1 >1-M 1 1 Ini1 bien iilanlés. drs yonx k's jiliis pailanis r| 1rs j.hi-. I.r.ii,., monde, peu de dcnls el toiil^s imiiiaài's. le plus Ijran icim , i plus beiln |K'au, le ecjii loiif; avec un snupeon do troilif (|ui ne lui seyait point niai, un i)oil de tète galant, gracieux, majestueux, et le regard de même, le sourire le plus expressif, nne taille longue, l'onde, nictiiic, aisi'c, nni> rjiarelic de dr-essi' sui- h-s

nuérs. r|h> :in .\.-nuvr pnim Tantni pmdiér sur li'

bras (in rauii'inl il.' rmi nii ,\c l'aulrc laulùl sf junanl sur leiii's genoiiv ri Iriir saïUaul au <;,u, elli' les finhi-assail, les balsail, les carcssail, les eliillbiuuiil, Irur tirai! le dessous dn menton, les tourmentait. -

Un portrail de Rigaud. appartenant à un particulier, nous reprOseute M"" dr .Maiutenou dans son âge avann''. tiue rcprii- (luction rlccr poriraii rsl au Cabinet des Estanipi/s.

N" 33-- - Le maréchal de Villeroi à Crémone, — Cinq heures du malin. De la nir (■îmiir nmiiianl rn sri'pmianl jus-

(lU'à la Cirand'Place. nu' au rniti <\r la^liirllr rlui: le In^'is

choisi p<ar Villei-oi. on \oii. in>rs par laumir il liivrr, Ir clncher et la tour dr 'Vovm/.o dilues à cùlé du llûmc C'est eonlre les remparts, pas him Inir, de Vendroit où logeait Villeroi, à droite, que se tmiivairui l\'-lisc Noli'C-nauie la Neuve et la maison du curé Cosuli, dans la cave duqnel on pouvait eimimuniquer avec nn ("■goût menant hors la ville. Par là enli rn nl . se caclianl dans r.'glisi', près de 5011 hommes drijnisi^s ei 30fl grenadiers. I.a nuit \ ruue. ils sr rendirent sans bruit, avec les serruriers qn'iK avaieni aiurm-,, fi ia porle Sainte-Marguerite, tuèrent les dmi/r humnirs ipii la gardaient, et l'ouvrirent au prince Eugène, qui rnlra a\re Cou 7,(l(tli Ijomnies. Les maisons des officiers l'ui'ent d'abord investies. Tiuil doruiail. saut un régiment, éveillé lù{ pour un exerciez rl qui s,, ic-una sur la place, nez à ne/, avn- Ii>s bupéi-iaiix. ;\|uès uu combat dr 1-2 heures et |dus, jr ptim-r Iji-rn,.. niontaiiLsur la tour qu'on voit dans la iir.is urr. n.a.iai.a qnr. le poul de bateaux étant brûlé, les sccouI■^ nr pnn\airnl lui wuii'. Il di^seetidit. courant, s'arrachanl les ciievcu.\. d s'rni'ini. laissani là son ^nnp.a' îuui

préparé. — Sainl-Simon, ami dr \ ili.a. .i , dii q ■.■bii-ri (■laii

liabillé et à cheval avi'C un aidr dr i-amp quand il ini pi is. \iais Ii's gravures allemandes nous le muiii ivni um nr imf. , |,. h, \ in,., en robe de chambre, panloudes et benin l il i tiirrii-ui' ri.itrn>. sans perruque, et montant dans la chai-r iK' po.sir du prince qui l'aHeiidait. Il n'est pas douteux que là soi! la vci'iié r| qnr Villeroi prél'éi a ne pas avouer ce costume matinal, peu nallcur pour un géni'Tal.

N° 34. — Louis XIV et Samuel Bernard à Marly. — Samuel Bernard. bani(uiri' israi'>liie. Mis d'un peiul re. axanl l'otusi' au ministi-cDesuiarels de prêter de Tarp^nl au iioi sans en avoir eu audience, la ^llfliculti' lut tourmie. Ursuiarels \ lul s'insiallrr à Mai'ly. dans un des dix pa^-illons construits pour les prismines que le Koi imitait. A la promenade du maiiii. le llni passa. |)!ir liasard. devant le pavillon de Desniarets qui le salua et lui présenta son invité a lui, Bernard, a Vous êtes bh.'n homme, dit le Roi, à n'avoir jamais vu Marly. - Et il remmena, se faisant son cicérone. Les auli'cs p(.'rsoiinai.'es, qui étaient do la pi'omenade, sont BergJieyck, ri,aiid.T\ , rii\ si\i.'ni-, l'hamillard, Desniarels, et le dernier à droite. .-^aini Suu,,!!. Haus la gi'avure, le cortège se trouve devant la CasrMili' nisiique, construite sur une ])ente très rapide, bordée de murbi'e rouj^e.avec statues de mai-bre blanc et vases de plondj doré . En haut, une vasque à jets d'eau, soutenue par des tritons dor<>s.

N" 35. — Boufflers calmant l'émeute en 1 709. — En cet hivei' len-ibli', poui' .soulager uu |".'u les itordes d'allamés qui mendiaient à l'ai'is. un iu \ enta poui' eii.\ du l (■a\ ail. On leur lit aplanir une butte eutie la |iru1e Sl-henis ei la porte Sl-Maili]i. Ils norecevaient pas d'a['^:eul. mais du pain. I.e juiu uiamiua. Les femmes, qui criaient plus tmi (|ue les Ijuiiunes, i ineut maille à jiartir avec la police. Un (MI ndt une au carcan. La foule, très excitée, la délivra, pilla les boulangeries, et l'émeute allait croissant, quand le maréchal de Boufllei-s, qui (-tait dans |

' le (|uailier ciir/ son notaire avec son beau-père de (.Iramuiniit. n'r'coiilanl auniu avis, s'aventura à. pied dans celte fmde qu'il p[irviTil a ca bnei-. 11 |u'onjil du jiain. il promit de parler au Uni ; ou u'euleiidaii plu-- que les cris de : « Vi\e lloullleis : Avaut pat'cuuru en irioiu[i|iaIeur la rue Sl-!ienis. la ruean,\ Oui's et le qiiâi'tiei'. l'iaiil aile eusuiti' l'aire méiui' coiiraL^euse hcso-

-II'' 'iii laal .si-.\iiiniue où on a\-ail u^i' iusiiltei- le cocher

d'' -M lie Mainleiiou. il naiionla en vniiuiv |iuur aller i-issurer le Roi :'i Vei-sailles.

N ' 36. - Bataille de Malplaquet. — Après la blessurede Villai s, le ci'iifie i]f l'aïain'e qu i! a\ail di'garni pour secourir l'aile gaucbe. i-esia all'ailtli, ei tiri eiiC,,nei'> pai' le prince Ku.i^èjic, qui Jeta là trente mille Im.hinm-.. I.i' \-ii'u\ p,Muril.-r-. xie'imàeux à l'aile di'oile, dm areuncii' a\i'.' ^[L .aiuil'Tie, se mil a la tète de

ses troupes, ciial--.-,,, rT|i:n-,L:e:,. lil ,1e- |,|-o.|j-rv ,|e \alelir, dispersant les M 1 1 1'. . n - lanieiiii. i'e|.irn.,iieiir sons les niasses de leur inf.nil.aae, [Mn-dai re-i^^n.u-à la leiraite, retraite atimii-able i|u-' l'eniU'Uii n'u^a ni tie ptM i tiq uii'l l'I'. N ' 37. — Visite de Villars au Roi à Marly. - était au

Cnmnie ineni du priniemp-. Villai's. l'oiuis de la l.lessmv au

^'enou iveue il Malp!a.)u-'l, a\ail lon-lenips .Hè nl,li-é de monter a cheval eonuiie 1rs a ma / o n e- . n Ui ■ '[a ud te s i m' l'a ceou de la.

■-elle. Le Roi ;,\ait louj(UK- aiim"' \'iliars : a s vlouc de Mal-

l'I'Upiel. il ra\Mil mri njitrassr puMiqurmenl. Lien d'èloii-

nant qu'il n'ait pa^ eu 1 le de plenrei' di'wint lid. Ni'anmoius

il eujprrlir \ illar- d-> ivlaiei' le tait dans son diseotns ;'i l'Académie, el de [ .■■pelei' >es paCole^, pouClailL si hOUorableS. Saiut-

Sinion.-]ui liaï.^^vail le ma r^adial. w sou l'Ile iuotde ci'l I e fui I re\ ne.

N '3S. Bataille de Denatn. — Villars et ^bjutesipdnn avaient laud' les troupes à l'assaut des relranclienierits du camp de l>enain. Les di-agons, à l'aiii' droite, ndreul pied à terre et* les premiers, enlevèrent une fm-ie r. rli.ntr détendue par le régiment de Welderen. Pour muiiii !■ à l'.ass.nit. jias de fascine-s. et six pièces de canon 'mitraillaient les assaillants. Les premiers rangs furent anéantis; la colonne, poussant droit au tèu, lit rouler morts ei blessés dans le fossé peu profond, et, siu' ce remblai de cadavres et de moiuTinls, on r'scalada le parapot qui s'éboula. Les Allemands qui ne purent fuir l'ureuL passés à baïonnelle. L'infanterie avait depuis longtemps la ba'ionneite à douilli'. cè'lMuo invention de Vauban. permettiinl d'utilisri' F.ai-me à teu, inui en en faisant une arme blanche Mais le^ diM.-oii- ti'a\ aient lonjiMirs que la baïonnette à manche de Imis, ipie l'on pKmtail dans le canon du fusil.

N" 39. — L'Éclipsé de soleil. - - .laeipu's Cassini, qui avait smaa-di' h son père [ami me Idrectian- de ]'( )hsrr\-[iloi l'r. rl.ait venu àMai'lyavec les lorgnet tes .levant peianettiv de bien examiner le phénomène. L'é'clipse commença à heures du matin. Le Roi soriii du Ch.àteau avec les datucs et s'installa dans son faulenil pour n'gnrdci- commodt'inent avec la lorgaelte que tenait l'assitii. Le Château était entouré d'une terrasse de qm'lques marches, orni-e d'une balustrade de fer et de lions sculples. La pallie ijifon voil fail face à la grande cascade.

N" 40. — Louis XV béni par Louis XIV mourant. - l.rs parents les plus proida.,- ,la l;..i, le- pt inr. s ei ,|'aulies L-rands personnages \-inreii1 les uu- a pl'ès 1rs ant .'rs dau< sa i-haiidur en ces deniier-. J.uii-s. I.r -ji;, |r i;<<i lil main Ir [■ le priit L-mis àgè de riu.| :in-, (Iti mil r-nl,inl -ur le lii ,|r son an'inv-rand-

[lèrc. ql[i lui riil les paj.ilrs que ridslnii'e a e, Ut.- a' \ ers. l'uis. aU

nionieni de Ir quiiln-. il rmihi-assa el. Ir\jni Irs \rn\ ei les mains au ciel, le b.aiit. l'iunhras^a encore. Il ti'v avait là que M"« de Maiiilrij-ri. iiup^liruie dr quiiier ec paiaiv p'uii' s;i retraite de Saint-i'\ ei 1rs \ a IrN dr ebandjce halàturls. Lr lil que l'on \oil ariitrllemeiii ,1a II- ee] te rliambre, rn'i mourut le ( Iratld Roi. esi birai <nn lil ; i,i,iis c'qhI sous Louis-Rliillppr que les pentes el rideaux luivnl rnamsi il ni'S. panir a\re d'.inrii.nnes étoffes, pri.ses dans la .salliMin Troiir. part îe ;i\ ,|, -, ,quires neuvi's. ce qui n'esl que ii-np visiltlr\ Le lii n'eiait p.i- ■■ a la duche.sse comme il esl niaint.i'iiant : il a\ail ^. s riilc;iux aux quatre angles, ridcau.v lires la nuit. Les roiuncrs des femmes. - à la monlr au cir| ,i\airnl disparu, -rài'e à l'ambassadrice d'Anglrtrrrr. la çoiiiiessp {lr Si I cc^i sl jnr>-. croit-on. qui a\'ait osé les abolir pour olle-mrnur. Le Roi, du reste. 1rs ;i\ait loujnnrs eues en iiorivui-. ri rrile mode, m Franei.. lui la seule loiv'r rpii lui re^isla,

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