Voir Cf (pie nous a\()ns dil plus liani, p. yy el n. a
FRONTIÈRE DE l'eST ET DE l'oUEST. 523
pagi Moilla \ Jaliacensls^, Coloniensis 3, A/irensis ou Dannensis'^, Meginensis^ et Dedensis^. Le Blesensis lui appartenut également, puisque Odacer, l'un des comtes qu'il dépouilla de leurs bénéfices, administrait justement ce pagus 'i .
Par le diplôme du roi en faveur de Munster au ValTGrégoire , nous apprenons qu'il était maître de l'Alsace, du Brisigowe sur la rive droite du Rhin, et du Sorengoioe^. La possession de ces deux pagi entraînait celle de Bâle et du territoire dont cette ville était le chef-lieu : l'Aar devait donc former, comme au temps de Lothaire II, la limite entre la Germanie et la Lorraine 9.
Un catalogue des archevêques de Besançon mentionne la restitution qu'aurait faite Zwentibold à l'église cathédrale de cette ville de la villa Paiiliaci (aujourd'hui Poligny '° ?). Il en résulterait que le pagus Warascorani, oîi étaient situés Besançon et Poligny, dépendait du roi de Lorraine ; il devait en être de même des pagi Amaus et Porfensis. La domination de Zwentibold s'étendait-elle plus au sud ? Nous n'avons la-dessus aucune donnée. Peut-être même ce prince n'avait-il sur les pagi bourguignons que nous venons de mentionner qu'une autorité purement nominale ".
Quant aux territoires francs, situés à l'ouest des pagi mentionnés plus haut qui se trouvaient à la frontière de la Lorraine du côté de la Germanie, ils suivaient de toute nécessité le sort de ces derniers. Du moment, par exemple, que l'Alsace appartenait à Zwentibold, le pagus Calvomoniensis ne pouvait continuer à dépendre d'Arnulf. Nous savons d'ailleurs, par des diplômes, que les pagi Eijlensis^^, Saliaensis ^'>, Scarponensis ^^,