‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 533 sur 764 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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6. Le 16 octobre, à Sengerich, Zwentibold concède en toute propriété à l'abbaye de Prûm les domaines appartenant au fisc situés dons le /j. Eijlensis et le comté d'Alboin, qu'Hadabald détenait auparavant (B. M. 1928, MR. UB., t. I, n» i46).

7. Cette visite est mentionnée par le diplôme dont nous allons parler.

548 LE RÈGNK DK ZWENTinOLD (Sy'wjoo).

sieurs mois; il y étuit déjà lo i3 novembre', et on l'y retrouve le aS janvier 8()() *.

Arnuir n'était p;is intcn-venu sur le monuMit entri^ son (ils et (Charles le Simple [louv apaiser leur différend. Déjk très gravement malade, il ne quittait [dus la Bavière, où il devait finir ses jours l'année suivante. Pourtant, dans la crainte sans doute que les hostilités ne reprissent, l'empereur proposa sa médiation et invita les deux adversaires h. une conférence, où lui-même devait se (aire représenter. C'est en Lorraine, à Saint-(îoar, sur les bords du Rhin, qu'eut lieu le congrès. Zwentibold s'y rendit en personne, Arnulf y envoya Hatton, archevêque de Mayence, avec les comtes (iOnrad et Gebhard, Charles le Simple l'évêque de Paris Askéric et Odacer, le comte lorrain en révolte contre son roi depuis 8975. Il ne fut sans doute pas difficile aux envoyés de l'empereur de faire aboutir une entente entre Zwentibold et les plénipotentiaires de Charles. Celui-ci, en hostilité avec Baudoin II de Flandre +, ne songeait pas h envahir de nouveau la Lorraine, et Zwentibold avait assez d'occupation dans son royaume pour ne pas avoir envie d'exercer des représailles contre son cousin. La paix ne fut pourtant pas définitivement signée à Saint-Goar; (Charles n'était pas là, en effet, et il n'y a aucun exemple à cette époque d'un traité conclu soit entre les représentants de deux souverains, soit entre un roi et les délégués d'un autre ; il fallait que chacun des contractants fût présent en personne. Rappelons les conventions de Verdun, de Meerssen, de Coblenz, de Fouron, etc. Il fut donc décidé que les deux princes se rencontreraient un peu plus tard dans le Cambrésis, peut-être à Cambrai même. Le texte des Annales Vedasiinine permet pas une autre explication que celle que nous venons de donner; c'est faire un contre-sens que de vouloir l'appliquer à la conférence de Saint- Goar 5.

Lors de cette dernière, on ne négocia pas seulement le rétablissement de la paix entre les rois de France et de Lorraine. Il y eut, k l'insu de Zwentibold, des pourparlers secrets, sur lesquels Réginon aime mieux

1. A cette date, Zwentibold, accorde à l'abbaye de Miinstcreil'el, qu'il vient de visiter, le droit d'installer, à l'endroit même où elle est établie, un niarclié et un atelier monétaire, et lui abandonne les deux tiers des tonlieux (jui seront peri^.us sur le marché (B. M. 1929, 3IR. UB., t. I, n" ikl)-

2. Le i3 janvier, Zwentibold, sur la représentation à lui l'aile |>ar les comtes Ricyin et Widiac (Wiyoric) (jue ses l"ré(iuents séjours à Trt'ves constituaient une lourde cbarcje pour les honunes de l'éfjlise de Trêves, qui avaient à loqer sa suite, atlVancliit pour toujours ces lionmies du droit de qite, par aiïeclion pour l'archevêque Uadbod. De ])ius, il interdit aux fonctionnaires royaux de tenir des plaids de justice sur les terres de l'église de Trêves, sous peine de payer à l'évêque une amende ilc dix livres d'or (B. M. 1930, MR. UB., t. I, no i48>

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