Réginon, Chronicon 906, p. i52; B. M
10. B. M. ig5o (pour Trêves); B. M. 1951 (pour Chèvremont) ; B. M. 1991 (pour Liège).
56o M*; uk(;nk de louis lenfa.nt (ydo-yn).
signalée par les diplùnies où relui-ci iiileivieut'. Seul, (Icithard a le titre de duc de Lorraine, mais il parta(j(^ en (|nelt(ue sorte l'autorité avec son frère Conrad. Us ne se contentent pas de suivre le roi en Lorraine, ils fîijurent fréquennnent coninie intercesseurs dans les diplômes (jue Louis rend en laveur de ce royaume, (lonrad à deu.v reprises^, et Gebhard jusqu'à cinq t'ois se trouvent mentionnés à ce titre dans les actes du jeune souverain'.
Mais la diqnité ducale de Gebhard ne suffisait pas à établir solidement son autorité en Lorraine ; elle avait besoin d'une assise territoriale. Gebhard et Conrad avaient avant 900 leurs domaines patrimoniau.x: et leurs comtés sur la rive droite du Rhin, dans la France orientale •*. Ils reçurent de Louis les deux abbayes de Saint-Maximin et d'Œren, au diocèse de Trêves î. La seconde, après avoir appartenu au.x comtes Gérard et Matfrid, leur avait été enlevée par Zwentibold, qui l'avait conservée^; la première avait peut-être été donnée par Arnulf à son bâtard après la mort de Meingaud?. Gel)hard eut-il pour lui Saint-Maximin et Conrad Œren, ou les deux frères possédèrent-ils en commun l'une et l'autre abbayes? Nous ne savons, aucune charte de Saint-Maximin ni d'Œren ne nous ayant été conservée pour cette période. Sigehard, dans les Miraciiln S. Maximini^, avance que ce monastère depuis Meingaud fut successivement donné aux ducs qui gouvernèrent la Lorraine ; c'est donc Gebhard qui l'aurait eu en bénéfice. Mais, d'autre part, une charte pour Saint-IMaximin de 909 mentionne comme abbé laïc un Eberhard9, qui ne peut être que le second fils de Conrad l'Ancien, et à cette date Gebhard vivait encore ; déplus, lorsqu'on 906 Gérard et Matfrid s'emparent de Saint-Maximin et d'Œren, c'est Conrad le Jeune, le futur roi, qui vient les mettre à la raison '°. On peut se demander si Gebhard n'avait pas en outre l'abbaye de Chèvremont, au diocèse de Liège. Elle avait appartenu à Zwentibold, comme en témoigne un diplôme de ce prince " ; après la mort du roi, elle a pu être donnée à Gebhard, ([ui à deux reprises figure comme intercesseur dans des di{)k)mes de Louis pour cette abbaye, le 9 octobre 902 avec Conrad '^, le 9 novembre 909 avec l'archevêque Hatton de
1. Conrad est mentionné dans B. iM. 1^35 (pour Fulda) ; dans B. -M. ii)4o (pour Toul); dans B. M. igSo (pour Trêves).
2. Nous avons cilé à la note préci-denle les diplômes où Conrad licjure comme intercesseur.
3. Aux trois diplôinos (pic nous avons i(uli(iui's dans une préi-édeiUe noie (p. 55i), n. 10), ajoutons B. M. ujyi (pour Lièije) et B. M. 20o3 (pour Chèvremont).
4. Voir Stein, Kœnirf Kont'tid I, passiin, Dûmmleu, t. III, p. 489.
5. Rkgi.no.n, Ghronicon yoG, p. i.^n ; Lib. de reb. Treu., cli. i4 {SS., t. XIV, p. io4)- 0. Voir ci-dessus, p. 530.
7. Nous avons parlé précédemment de celte hypothèse de^\'^rTu:l[, (pii nous parait douteuse.