ASSEMBLÉE TENUE A HERISTAL EN
comte du/). Mettensis ; Bérenger, le beau-frère de Giselbert, comte du p. Lomacensis ; Thierry, fils de Gerulf et comte en Frise, peut-être du p. Kinnem; Réçjïïiev, frère de Giselbert ; Erlebald, comte du />. Casfricens/s; Rodolphe ou Raoul' ; Otton, probablement 1?. fils de Ricuin, le futur duc de Lorraine ; Conrad ; Waldger, l'autre fils de Gerulf, comte du pagiis Instarlake; Sigard, comte du/). Liavensis (Leodiensis) ; Liétard, comte du p. Nitensis, d'autres seigneurs encore non qualifiés de comtes, parmi lesquels nous relevons les noms de Fulbert, peut-être celui qui tua Robert, l'anti-roi, k la bataille de Soissons, et d'Haganon, qui est probablement le futur favori de Charles le Simple. Tous les dignitaires ecclésiastiques et, a ce qu'il semble aussi, tous les seigneurs, au moins ceux que l'on peut identifier, appartenaient au royaume de Lorraine.
Nous connaissons une des affaires qui furent traitées à cette assemblée. La petite abbaye de Susteren, donnée le 28 février 891 par Arnulf au prêtre et artiste Siginand^, avait été cédée par ce personnage à l'abbaye de Prûm, mais k la condition de la garder en précaire sa vie durant ; le 5 juin 895, Zwentibold avait confirmé cet arrangement 5. Mais après la mort de Siginand, des gens, dont nous ne connaissons pas les noms, usurpèrent Susteren et frustrèrent Priim de ses droits. En conséquence, l'abbé de ce dernier monastère, Richier, frère de Gérard et de Matfrid, se présenta devant le tribunal du roi siégeant k Heristal, et exposa sa plainte, qu'il appuya en produisant les diplômes d'Arnulf et de Zwentibold. Le tribunal lui donna gain de cause, et le roi fit rédiger un acte que nous possédons, où l'aff'aire est racontée et qui confirme la sentence par laquelle les grands avaient adjugé Susteren k Prùm +.
Charles prolongea pendant quelques mois son séjour Heristal ; du moins le retrouve-t-on dans cette villa royale le 9 avril ; nous le savons par un diplôme qu'il y délivra k cette date a l'abbaye de Banioles 5. Le mois suivant, il reprit le chemin de la France. Le 22 mai il est k Aiixiacum où, k la prière d'Isaac, comte de Cambrai et de Sigard, comte du/). Lmvensis (^Leodiensis), il concède k Etienne, évêque de Cambrai, différents droits pour la partie de son diocèse, située en France, qui avait formé autrefois l'évêché d'Arras ; c'est probablement pour ce motif que l'acte est contresigné au nom d'Hérivée, archichancelier pour le royaume de France^. Le 7 juin, le roi se trouvait au palais d'Attigny7. Nous le
î. On trouve un comte de ce nom miercesseur dans deux diplômes de Charles le Simple, l'un du 7 juillet 915 pour la chapelle Saint-Clément de Compiègne, l'autre pour réijiise de Cambrai du 8 septembre 920 (B. 19A0 et 1967).