‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 618 sur 764 · Sur Erchangcr, voir ci-dessus, p. 626, n · texte numérisé non relu

Sur Erchangcr, voir ci-dessus, p. 626, n

634 IK UKG.M': DK CHAULES LK SIMPLE ((jii-9u3).

Rofjt'r, comte de Laou', avait sans doute aussi un comté dans la même région, mais nous ne savons pas lequel, l^our en revenir aux Lorrains, on voit ([u'il y en avait du nord, du centre et du sud (|ui n'avaient pas abandonné la cause de (Iharles; on reniart(uera en particulier parmi eux Sigard, comte de Liège, c'est-à-diie de la contrée mémo où (liselbert avait son principal point d'appui.

Nous ne soMinu^s pas au courant des négociations (pie (îiselhert avait ouvertes avec Menii, mais il sendjle que celui-ci favorisait la révolte du comte lorrain, avec l'arrière-pensée de mettre un jour la main sur le pays^. En tous cas, il avait pris à l'égard de Charles une attitude hostile?.

Entre temps mourut l'évêque de Liège, Etienne +, cousin de Gérard, de ses frères aussi probablement, et en mènie temps de Charles le Simple. C'était pour ce prince une perte sensible, le prélat lui ayant toujours été dévoué et son diocèse comprenant justement la plus grande partie du territoire soumis à l'influence de (îiselbert. Il était pour le roi d'un intérêt capital que le successeur d'Etienne fût une de ses créatures. Giselbert devait de son côté désirer faire monter un de ses partisans sur le siège vacant. De ces prétentions contraires un conllit allait naître, sur lequel les renseignements ne manquent pas, tant s'en faut ; il n'en subsiste pas moins des incertitudes et des obscurités, surtout pour les origines de l'affaire.

C'est que nous sommes en présence de plusieurs récits très nets, très précis, mais tpii ne s'accordent pas du tout entre eux. L'un émane de Charles lui-même, c'est un mémoire en huit chapitres adressé à ses évêques, à qui il demande conseil. Un autre exposé provient du pape Jean X, qui n'est d'ailleurs que l'écho de Hichier ou du roi. Flodoard donne une troisième version, et une quatrième, un peu différente des

1. On trouve un comte Rodolphe intercesseur j)Our Saint -Clément de Compiègnc le 7 juillet giô (H. iq4>t) ; il assiste au plaid d'Herislal le 19 janvier 91G (B. 1949)- FloiJOAKD mentionne Chroniron iyï^, t. III, j). 17, un comte Rodolphe, beau-Qls de Roger, e' à 925, I. III, p. 32, un Hodol[)lic di- (iouy. Kalckstein, op. cit., pp. i55 et i63, identifie ce dernier avec le beau-Iils de Roger et l'intercesseur pour Cambrai.

2. Ni WiTTic.H, op. cit., p. 102, ni Wmtz, Jahrbb. H. I, p. 69, ne croient qu'Henri avait en ce moment l'intention de conipiérir la Lorraine. D'après Hakdot, op. cit., p. 82, n. 2, Henri, eu atta([naiil la Lorraine, ne songeait pas à s'emparer de ce pays ; il voulait seulement, ])oiir f rtilier sa situation vis-à-vis des ennemis (pi'il avait en Allemagne, obliger Charles le Simple à le reconnaître pour roi et à renoncer à toute prclenlion sur la Germanie. Cette hypothèse n'a |)as la moindre vraisemblance : (piel besoin Heiu'i avai.-il d'être reconnu roi par un prince (jui ne pouvait rien contre lui ?

3. Charles le dit formellement dans les Ctipitiilu de TtuK/re/isi cpisco/ttitu, ch. 1 et 2 (CC. t. II, p. 379).

/j. L'aimée de la mort est indi([uée ]>ar les Ann. Liiubiens., Leod. et Lobiens., 920 (SS., t. IV, p. 16 el t. XIII, p. 233), le jour par Gillks u'Ohval, Gesta e/tp. LeoiL, liv. Il, ch. 4' (SS., t. XXV, p. 52), (|ui donne au prélat dix-huit années d'épiscopat ; le traite /)»' uiuldtidue et la/t.su nuiiutsterii fjoliiensis, cii. G (SS., t. XV, p. .^ôo), l'ail mourir Etienne dans la dix-neuviènu- année de son épisco|iat. Le même document représente le prélat comme l'avorablc; aux clercs, mais hostile aux moines ; l'abbaye «le L >bbes, dont il avait la direction, sérail par sa négligence iond)ée en décadence. Etienne a\ ail récrit la vie de saint Lambert et com|)osé sur elle un chant avec la mélodie pour raccomi)agner (Foi.r.LiiN, (Jesfd abb. Lob., ch. 18, SS.. t. IV, p. (h). On lui doit encore d'autres «euvres liturgii|ues d'ai)rès Ansi-lnie, (ies'ti fip. IauhI., ch. 20 el 21 (SS., t. Vil, pp. 200-aoi).

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