LE CONSEIL DU ROI. LES FAVORIS
tromper, que Lothaire II et ses successeurs consultaient leurs évêques et leurs comtes sur les lois nouvelles qu'ils voulaient 'promulguer, ou sur les modifications qu'il leur semblait bon d'apporter aux lois existantes.
Rappelons enfin que l'intervention des grands obligea en 856 les fils de Lothaire P'' à respecter les dispositions successorales de leur père', et que c'est peut-être elle qui empêcha, sept ans plus tard, Louis II et Lothaire II de se disputer, les armes à la main, l'héritage de leur jeune frère défunt^.
Indépendamment des assemblées générales, auxquelles étaient convoqués les évêques, abbés, comtes et vassaux de tout le royaume, le souverain avait-il auprès de lui une sorte .de conseil permanent dont il prenait l'avis sur les affaires courantes»? Certains hauts fonctionnaires, l'archichancelier, l'archichapelain et le comte du palais devaient presque constamment accompagner le l'oi : pourtant, nous ne pouvons pas l'affirmer avec une entière certitude +. En dehors de ces personnages, on rencontre généralement dans l'entourage du prince les évêques, les abbés et les comtes de la région où il faisait un séjour, et qui venaient soit lui rendre leurs comptes, soit lui présenter leurs requêtes ou celles de leurs administrés 5. Enfin, chaque roi avait ses favoris, ses conseillers préférés, prélats ou seigneurs, qui jouissaient de sa faveur et que l'on voit plus fréquemment que les autres intervenir auprès de lui pour recommander les solliciteurs à sa bienveillance. Tels sont, sous Lothaire P'', Hilduin, le chef de la chancellerie^ et le comte INIatfiid II?; sous Lothaire II, l'archevêque Gunther^, le comte Matfrid III 9, le comte