L AUISTOCHATIE LAÏQUE ET LES DIVISIONS ADMINISTRATIVES
les deux (■ircoiiscii|)tloii.s l'iiiic de l'aulro, tout eu iiuMitioiiiiaut deux comtés dans le IVaùrensis, et divers actes nous nnonti-enl le Virdunensis connue un comté autonome '. Lc(]uel des deux, du Virdiinensis ou du Wdùfensis, était compris dans l'autre en 885 et en 91 4? voilii ce que nous ne saurions dire. En (ji4. le \'irda/tensis avait pour comte Uicuin^, mais aucun document ne nous dit (jue ce dernier ait gouverné en outre le Wal/re/isis. (le qui comi)litiue la (juestion, c'est que laWofîvre, ainsi que l'Arilenne, était un terme s'ap[)liquant à une région natin-elle très étendue, aussi bien qu'il un /xu/as, beaucoup plus petit que cette dernière, et l'on ne peut pas toujours dire dans quels cas il est pris avec le premier sens, dans quels autres il a le secoutl. Avant de ([uitter le par/us Wabrensfs, indi([uous une de ses subdivisions, le comitatus Durensis ou Eurensis, (jue nous l'ait connaître une charte inédite pour Saint-Vanne, rendue le 20 août sous l'épisiopat de Dadon et le règne d'un souverain appelé Charles >.
Voici mainten int un exemple, certain celui-l;i, de plusieurs ^)r7y/ groupés sous l'autorité d'un seul comte. En 891, le Tulle/isis et le S/ientensis avaient pour comte Hugues. Du moins on peut admettre, sans crainte de se tromper, que le comte Hugues du pagus TaUensis ne fait qu'un avec le comte Hugues du p. Sae/itensis. Le diplôme (jui parle du premier est du 9 octobre 891 +, celui qui mentionne le second du i*'" novembre de la même année 5. Est-il croyable qu'a la même époque deax pa(/i voisins aient eu pour administrateurs deux personnages différents, tous deux s'appelant Hugues? Evidemment non. Par contre, nous n'oserions certifier que le comte Hugues des pagi Tullensis et Siientensis soit le même que le comte Hugues du Calvomontensis, mari d'Eve ^, ou que le comte
1. Citons en particulier la charte de précaire de Robert, évèiiue de Metz, en faveur de Wil'erinc « in pa(jo Virdunensi in villa (pia; dicilnr Gunderlisia », et une des donations de Richilde à l'abbaye de Gorze « in comilatu \'irduncnsi, in villa quie dicitur Manciola » {Histoire de Mets, t. III, preuves, pp. 5i et Sa). Ces deux localités doivent èlre idenliQées, la première avec Jeandelizc (voir ci-dessus, p. 689, n. 9) et la seconde avec Mancieullcs, hameau de la commune d'Anoux (Meurthe-et-IMoselle, Briey, Conflans). Sur le p. Wabrensis, voir encore Schœtter, op. cit., pp. 8-1 1.