LES CHARGES PUBLIQUES SONT-ELLES HÉRÉDITAIRES
certain Eberhard, qui est peut-êtra un Conradin'. Voilà donc un pagiis qui, dans l'espace de quarante ans, a été gouverné par les membres de trois familles différentes. Il est impossible de démontrer qu'Etienne et Wigeric, comtes du par/as Bedensis, le premier en SgS^, le second en 902 et en 909 5, aient été parents l'un de l'autre. Même observation pour les comtes du pagus Blesensis, Irenfrid en 888+ et Odacer en 898 > ; pour ceux du pagus Mettensis ou Moslensis, Adalbert en 84 1 ^, Adalard le Jeune en 880 7, Leutard en 907-908 et 909 s, Matfrid IV en 9269 ; pour ceux du p. Caluomontensis, Etienne en 8g i '° et Hugues, mari d'Eve, un peu plus tard, dans la première moitié du x= siècle". En Alsace, nous trouvons plusieurs dynasties, dont deux sont peut-être les rameaux d'une même souche; il est permis de le supposer, les mêmes noms étant portés dans l'une et dans l'autre. Il y a d'une part les descendants de Hugues le Poltron, son fils Liutfrid" et son petit-fils Hugues^', et d'autre part Eberhard, le cousin de Waldrade, son fils Hugues et ses petits-fils Eberhard, Hugues et Gontran^+. On peut enfin citer une famille comtale de la Haute-Alsace, dont trois membres se sont appelés Bernard '5.
Prenons maintenant, non plus tel ou tel pagas, mais des familles dont plusieurs représentants nous sont connus, celles de Matfrid et de Régnier, par exemple. Matfrid II, nous l'avons vu, fut comte du p. Eiflensis