‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 700 sur 764 · DEPENDANCE DES EVEQUES A L EGARD DU ROI. 7O · texte numérisé non relu

DEPENDANCE DES EVEQUES A L EGARD DU ROI. 7O

et de Balderic ' d'Utrecht, d'Hetti ', de Theutgaud 3 et de Bertulf+ de Trêves, d'Advence?, de Wala ^ et de Robert 7 de Metz, de Drogon et de Gauzlin de TouH, de Barnoin? de Verdun et probablement aussi de Dadon, qui était l'oncle de Barnoin, enfin de Godefroy '° de Strasbourg. Cette liste s'allongerait sans aucun doute, si nous étions renseigné sur l'origine d'un plus grand nombre d'évèques. Nous en savons du reste assez pour pouvoir affirmer que les familles qui détenaient les fonctions civiles occupaient une bonne partie des hautes charges ecclésiastiques.

Pourtant, nous sommes en droit de dire que personne ne pouvait arriver à l'épiscopat contre la volonté du souverain ; bien plus, il fallait le consentement formel de ce dernier, sauf le cas où au moment de l'élection le trône lui-même était vacant". Très souvent l'élection n'était qu'une simple formalité, le clergé et le peuple se contentant de choisir le candidat que patronnait le roi ; en eussent-ils élu un autre, que le roi aurait refusé de ratifier leur vote. Il faut reconnaître d'ailleurs que l'intérêt du clergé et du peiqjle d'un diocèse était d'avoir un évêque bien en cour; ils n'auraient rien gagné a se donner pour chef spirituel un opposant, un homme mal vu du souverain, sans crédit ni influence. Pas plus que le clergé et le peuple, le métropolitain ne pouvait faire échec au roi, à moins de n'être pas son sujet.

Si le roi intervenait lors de l'élection des évêques, si directement ou par des moyens détournés il les nommait, il s'en fallait de beaucoup qu'une fois consacrés ils échappassent à son influence. Il conservait sur eux des moyens d'action, dont il ne se faisait pas faute d'user a l'occasion, et pas plus que les seigneurs laïcs, les prélats, ne se trouvaient à l'abri, malgré leur caractère sacré, des vengeances des rois. Lothaire I^"" enleva à Hildin, évêque de Verdun, une partie des abbayes et des domaines qui dépendaient de son église, pour le punir d'avoir autrefois, lors des luttes entre Louis le Pieux et son fils aîné, pris le parti du vieil empe-

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