Il était neveu de Charles le Simple
11. C'est ce ([ui arriva lors de l'élection d2 Rothad? et de Dodilon, (jui se succédèrent sur le siège de Cambrai.
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roui-'. Aiuoul, év('mie de Toul, ne fut pas mieux traité par Lothaire IF, ilout il avait coiuljattu los projets de divorce ; il perdit les abbayes de Saiut-Kvre, de Saiut-lMarliu, de Honiuoutier ^, etc. Le même sort atteignit Arnaud, neveu et successeur d'ArnoiiI, (|ui avait accueilli, et, ce qui était plus (jrave, couronné roi Hodolplie, le prétendant à l'héritage de Lothaire II. ArnuU" dépouilla le prélat rebelle d'une i)artie de ses abbaves, (pi'il lui rendit d'ailleurs quelques années plus tard '.
Jusqu'il présent nous n'avons signalé que des prélats frappés dans le temporel de leur évèché ; les possessions, les r.evenus de leur église étaient diminués, mais eux-mêmes restaient évéques, ils conservaient leur dignité. Charles le Sinqjle alla plus loin (|ue ses prédécesseurs ; Hilduin, h qui il avait [)romis l'évêché de Liège, s'était détaché de lui et rallié a (îiselbert, alors en état de l'évolle contre le roi ; quoique Hilduin eût été consacré par son métropolitain, Herimann de Cologne, Charles lui enleva ou plutôt lui fit enlever son évèché par le pape Jean X^. Ouanil il s'agissait tlévèques élus, mais non consacrés, les souverains avaient leur pleine liberté d'action. Lothaire F"" chassa Liutbert de Cologne J, et Henri l'Oiseleur expulsa de Verdun le prêtre Hugues, à qui Raoul avait donné l'évêché de cette ville ^.
Les rois, avant de frapper un évêqu^, s'astreignaicnt-ils k consulter un synode? Nous n'avons de renseignements qu'en ce qui concerne Hilduin. Charles le Simple réunit au moins un concile, peut-être deux; Hilduin y fut convoqué par son métropolitain Herimann, mais il s'abstint de comparaître 7. Remarquons d'ailleurs que l'affaire fut définitivement jugée, non par le roi ni par les évéques lorrains, mais par le Souverain Pontife. Celui-ci donna raison au roi, déposa Hilduin et consacra Richier, le protégé de Charles le Simple ; mais qu'aurait fait ce derniei-, si la sentence du pape avait été favorable à Hilduin ?
Les abbaves ne se trouvaient pas moins que les évêchés sous la dépendance du roi. Quelques-unes d'entre elles, celles qui avaient été fondées par un des princes Carolingiens, et d'une façjon générale toutes celles ipi'un souverain avait prises sous sa protection et k qui il avait conféré l'immunité, constituaient une catégorie k part, celle des abbayes dites royales^. Elles appartenaient en fait au souverain, qui disposait d'elles et
1. Bkktaikk, Geshi ep;i. Viril., cli. 17 {SS., t. IV, p. l\!\).