‹ Le royaume de Lorraine sous les Carolingiens (843-923)Chapitre 711 sur 764 · RÉGiiNON, Chronicon 892 et 899, pp. 139 et · texte numérisé non relu

RÉGiiNON, Chronicon 892 et 899, pp. 139 et

7i8 l'église.

ces derniers l'auathfeine ', miiis rarine de rexcoimnuuicatioii n'était pas toujonrs efficaoc, <ît dans certains cas les prélats n'osaient on ne voulaient pas V recourir.

Us iHi[doraient alors l'appui de la royauté, (jui se niontrait jp'Miéraleniont fav()ral)le à leur éijard'. ('ertes, les souverains étaient bien obligés de l'criuei' les veux sur une l'oide d'abus ; on les voyait même parfois, suivant re\cnn)le des seicpieurs, usurper les domaines de l'Efjlise, ([uel- (picCois des abbayes enticM-es, soit pour se les réserver, soit pour payer le dévouement de leurs fidèles. Les deux Lothaire?, I^ouis le Jeune +, (]|iai'les le (îros) et Zwentibold " ont pratiipié celte politi(|ue; nous en avons au cours de notre récit apporté plus d'un exemple. Nous ne parlons ici que des spoliations proprement dites, non des confiscations prononcées ré(|nlièrement en punition d'une révolte ou de toute autre faute qrave. Mais, en dépit de ces actes arbitraires, l'accord sul)sislait entre les liants dignitaires de l'Eglise et les souverains. (]eux-ci d'ailleurs, y compris Lothaire I", son fils, ainsi que Zwentibold, ont (ait d'habitude preuve d'une grande générosité à l'égard des établissements religieux. Leur munificence revêtait une double forme : tantôt ils donnaient des terres, tantôt ils accordaient des privilèges utiles.

De 843 a ga.'i, nous ne connaissons pas d'exemple de concessions nouvelles d'iuimunité, mais les anciennes ont été confirmées à diverses re-

1. Advence, évèquc de Metz, excommunia des liommes du comte Walter et de Lambert qui s'étaient attaqués aux terres de son éqlise (Flodoard, H. R. E., liv. III, ch. 23, cd. Lejeuxe, t. II, p. 280). Nous avons parlé plus liant de l'excommunication dont Hérivéc, arclicvè(]ue de Reims, avait frappé Erlebald, comte du p. Castricensis en Lorraine (Fi.o- DOARD, H. R. E., liv. IV, ch. 16, et Chronicon 921, éd. Lejeune, t. II, p. 012, et t. III, p. 6). Les rois avaient reconnu, (juoiipie avec quelcfues restrictions, aux évêques le droit de fulminer l'anallième contre les oppresseurs de l'Eqlise et quelques autres catégories de malfaiteurs (Hlotharii C(ij)ilulare de e.rpeditione contra Sa/'acenos faciendo, ch. 6; Hlui>., Kak., Hloth. conr. (ip. Cuiijl., ch. G; (^uncUiiun Ti-ilnirieuse, ch. 7 et 8, CC, t. 1, pp- 00, i55 et 217-218).

2. Dans leurs capitulaires, les rois francs ordonneiit toujours à leurs sujets de respecter rÉ()lise, ses ministres et ses domaines, de lui restituer celles de ses possessions <[ui lui ont été injustement ravies, et menacent de châtiments sévères les délincpiants qui contreviendront à ces prescriptions. Consulter en particulier : Hlotu.vhh Capitulare de e.rpedilione contra Saracenos facienda, ch. 5 ; Hloth., Hluu. et Kah. coni>. np. Marsn. I, ch. l\ et Adn. Hlud., ch. 5; Hloth., Hlud. et Kar. coni'. ap. Marsn. II, ch. 0; Hlotii. et Kar. coniK ap. Valentianas, ch. 9; Hlud., Kar. et Hloth. cnnv. ap. (Umflnentcs, ch. 10, et x\dn. Hlui)., ch. 4; Hlud., Kar. et Hloth. cono. ap. Saponarias, Adn. IIlu»., ch. 3; Pactiones Tiisiacenses, ch. 3 (C(L, t. 1, pp. O7, Oy, 70, 73, 71"), lôO, 107, i03 et 16G).

Page 1