‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 107 sur 482 · Cap. Caris., art · texte numérisé non relu

Cap. Caris., art

i. l/iid. : « Quantosaepius pro utilitate nostra potuerint » et Charles les appela plus tard en Italie. — Cf. .\nn. Vrdn.-it., a. Si: (Wun Cenn., SS., t. II, p. 196); « Illudovicum filium suum delc-it in rc-iio st:o cxin « primoribus relinquendum. »

l'oLi'AHDiN. Royaume de Provence. ti

82 n<»LE \)K HOSON E.N 877 [877]

et d'un certain Gui, comte probablement dans la Bourgogne dijonnaise, souvent mentionné dans les actes à côté de Boson'. Cet article est resté en blanc-, mais il est bien vraisemblable qu'il s'agissait de dispositions linancières, des conditions dans lesquelles serait ou ne serait pas levé le tribut destiné à procurer la somme moyennant laquelle les Normands abandonneraient leurs postes de la Loire et de la Seine'.

1. Il faut distinguer deux comtes Gui, probablement le père et le fils, contemporains de Charles le Chauve.

P Un comte Gui avait été à une époque antérieure à 865 possesseur de la villa de Vendœuvre (Ann. Berlin., a. 8G5, p. 78) et mourut un 20 juin, avant 869, dale à laquelle son anniversaire fut institué par Charles à Saint-Lucien de lieauvais (Mabillon, Aitn. Ben., t. 111, p. 628):

2" Le comte Gui dont, en 877, le Capilulaire de Quierzy parle comme d'un personnage dont les h.onore.'i étaient voisins de ceux de Ooson, est celui pour lequel une lampe devait, depuis 870, brûler perpétuellement dans l'abbaye de Saint-Denis, en même temps que pour l'osun (f/isl. (le Fr., t. VllI, p. 630). il parait en 882 dans un diplôme de Charles le Gros relatif au pays de Langres (pub. par Sickkl, Forschungen z. d. Gesch., t. IX, p. 414) et peut-être dans un diplôme de Cai'loman relatif au pagiis de Chambly (Tardif, Carions des rois, n° 214). 11 accompagna en Italie Gui de Spolète, dont il était probablement parent et fut tué à la bataille de la Trébie en 889 (Wukstenkeld, Dif Her:o(je von Spolelo, dans les Forscli. z. d. Gesch., t. III, p. 429).

Le premier de ces deux Cnii ayant été vassal et fidèle de Charles le Chauve ne peut guère être identifié avec Gui, comte du Maine, tué en 834, en combattant contre Lambert. 11 est plutôt son fils et l'on pourrait, semble-t-il, combler la lacune laissée par Wuestknfeld (op. cil., p. 432) entre Gui, comte du Maine, et Gui, tué à la Trébie. Gui, comte du Maine, f 834.

Gui, mort avant 869.

Gui mort en 889.

Gui III laissa peut-être en Bourgogne un fils de même nom que lui (\m assiste en 890 à l'assemblée de Varennes(//?'.s/. de Fr., t. IX, p. 663) et plus tard à un plaid tenu par lîichard le Justicier (^'/;ro«. S. Benigni. éd. 15()i,'(iAi:i), ]). 1 13).

2. Le ca))itulaire n'en donne que le titre : « C. .\.\xi. De honoribus « Bosonis, Bei'nardi et W'idonis, et aliorum illarum partiurn. »

3. Dans le capitulaire, il vient précisément d'être question du tribut à payer aux Normands et la fin de l'article, dont le début devait être consacré aux bénéfices des trois comtes, indique précisément la manière dont le tribut sera levé sur certaines catégories de particuliers, les cappi et les marchands juifs et chrétiens. .Malgré rin-cohérence et le désordit; des articles du capitulaire, il est à croire qu'il ne s'agit pas dans ce début du n" xxxi d'unie affaire d'une autre nature (|ue les dis- ])nsitioiis (pii le })récèdent etqui le suivent. Vn passage des AnnaU^s de Saint-B(>rtin (a. 877. p. I.'!5) semble donner a entendre qu'au point de vue du tribut à ])ay('r. la jjortion de l'héritage de Lothaire 11 recueillie

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Charles cependant, après avoir quitté Quierzy, gagna le nord do la Bourgogne pour pénétrer en Italie par la voie ordinaire de Saint-Maurice en Valais'. Le l" août il était en un lieu nommé MonasterioUun, sur la Saône"; dans le diplôme qu'il donne alors en faveur de Saint-Martin de Tours ; il ordonne de prier dans cette abbaye pour Gui et pour Boson'. Ce dernier venait rejoindre Tempcreur et, le 12 du même mois, était avec lui à Besancon*; là Charles le Chauve accordait, à sa requête, à l'église de Viviers un domaine au comté de Valence, et l'abbaye de Donzère au comté d'Orange '. Il restituait également, toujours à la prière de l'archiministre du Sacré Palais, divers biens à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun'.

A ce moment Boson parait donc avoir été encore en bons termes avec son beau-frère, mais il ne l'accompagna certainement pas en Italie. Deux mois plus tard il se trouvait même avec Hugues l'.Vbbé, avec les deux Bernard, à la tête des rebelles qui refusaient d'amener à l'empereur les troupes dont celui-ci, menacé par Carloman, réclamait l'arrivée en Italie. Les grands, sans doute, désapprouvaient cotte expédition.

par Charles le Chauve subit un traitement spécial, et que les pays gouvernés par Boson payèrent une contribution particuhère : « Et quomodo « tributum de parte regni Franciaequam ante mortem Lotharii habuit. « sed et de Burr/undia exigeretur »

1. Ann. Berlin., loc. cil. Bien que ces Annales n'indiquent pas l'itinéraire de Charles entre CJrbe et V^erceil, on ne peut guère douter qu'il n'ait passé par Saint-Maurice, mais on ne peut alléguer en faveur de cette opinion la souscription de son neveu, le comte-abbé Rodolphe, à un diplôme du 13 août, car ce diplôme est manifestement suspect. {tlist. de Fr.A. VIII. p. 673).

2. Donation de Mellecey à l'abbaye de Saint-Martin de Tours (//i.s/. </(' Fr., t. YIII, p. 671). On sait, par un autre diplôme de même date (//>., p. 670) que ce Monasleriolnm était sur la Saône, dans le voisinage sans doute du point où la voie romaine par Langres et Besançon, que Charles devait suivre, coupe la Saône entre Seveux et Membrey. Cf. Longnon, Atlas histor., pi. II.

3. C'est le premier des deux diplômes cités à la note jjrécédente.

4. Gingins affirme que Boson, d'après la lettre d'Iiincmar à Louis le Bègue, se serait trouvé en Italie lors de rassemblée de Quierzy et serait venu au-devant de l'empereur à Besançon, mais il ne l'aflirme qu en falsifiant un passage de cette lettre. Cf. Bouhgeois, Capilidain- de Kiersii, p. 86.

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