‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 133 sur 482 · CARACTÈRE DE LA ROYAUTÉ DE ROSON · texte numérisé non relu

CARACTÈRE DE LA ROYAUTÉ DE ROSON

jamais beaucoup tenu', par ses qualités et ses vertus personnelles. Il ne lui reste plus qu'à prendre l'engagement de remplir ses devoirs de roi, tels que les définissent les grands et les prélats réunis à Mantaille. C'est là l'objet des deux pièces additionnelles au procès-verbal d'élection, la Legatio ad Bosonem et la Bosonis responsio.

Ces devoirs du roi sont ceux que nous pouvions nous attendre à rencontrer exposés dans un document de ce genre. Ce sont ceux que tous les écrivains du ix" siècle ont tenté de faire remplir par les rois leurs contemporains. Ils peuvent se réduire à ces deux formules : pratiquer les vertus chrétiennes et protéger l'Eglise et le peuple. Mais ce serait une erreur de voir dans Boson un « Pfaffenkonig - » s'humiliant devant l'aristocratie ecclésiastique de son royaume. 11 n'y a pas là une royauté créée uniquement par l'Eglise et pour l'Eglise. Nous avons déjà relevé la présence à Mantaille de l'élément laïque, et Boson ne se considère pas comme moins obligé de satisfaire au vœu de ces laïques qu'à celui des prélats \ S'il promet « d'exalter l'Eglise de Dieu dans la mesure de ses forces M, il s'engage aussi et surtout à « faire droit et justice à tous )) ■', à être accessible à tous ceux qui lui suggéreront de justes avis^ à « se montrer un juste patrico pour les petits comme pour les grands w*^, et à procurer à tous « protection et maimbour ))'. C'est là une chose rare** dans les

gienne, ni à « riinpériale descendance « d'Ermenc;arde, ce qui est à noter si l'on compare ce texte : \° avec le dernier diplôme de Boson comte pour Montiéramey ; 2° avec ce que dit Hincmar du rôle d'Ermengarde ; 3° avec les actes du Concile de Valence en 890.

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