assiste à l'assemblée de Home (Mansi, /. cil
9. i5()i:iiMEH-MiiEiiLR., n" 1456; Miratoui, Anl. ilal.. t. 1, col. 581. GiNcUNs (//oAvj///(/r?.s-, p. 164) a cru devoir faire de Ratier, d'Adalelme et de Liutfrid les chefs des troupes ])rovençales qui accompagnèrent Louis, unirjiiement parce que les dcMix derniers de ces noms se rencontrent dans les diplômes de Louis relatifs à son royaume cisalpin.
10. LuTi'Rx.Ni), A/iiapodosis, I. II, c. 32: « Italienscs pêne omnes... « Illudoicum invitant ».
902] RETOUR DR I.OllS KN PROVKNCR 179
(les deux ennemis en présence cherchant bien plus à débaucher les « fidèles » de son adversaire qu'à en venir aux mains avec lui'. Réginon est seul à parler de combats livrés^ Il est possible que quelques engagements entre troupes des deux partis aient eu lieu, mais nous ne pouvons rien savoir de leur réalité et de leur importance.
Si nous connaissons mal les conditions dans lesquelles s'exerçait en Italie l'autorité de Louis de Provence, nous ne sommes pas mieux renseignés sur les circonstances dans lesquelles}' prit fin son éphémère domination. Selon Liutprand^ Bérenger aurait, en employant la tactique dont nous venons de parler, réussi à regagner, à force de promesses, le plus puissant des partisans de Louis, Adalbert de Toscane, et marché ensuite contre son adversaire. D'après cette version, il n'y eut point de bataille livrée, mais Louis, constatant l'infériorité de ses forces, consentit à prêter serment de ne plus remettre les pieds en Italie, quelque promesse qu'on lui fît pour l'y engager, et obtint à ce prix de rentrer sain et sauf en Provence. Nous manquons d'éléments pour discuter la valeur de ce récit, Réginon ne parlant que d'une seule expédition d'Italie. Les annalistes qui en mentionnent deux ne donnent pas de détails sur l'insuccès de la première'*. Aucun texte ne vient nous ren-
1. Ce que nous disons des seigneurs laïques surtout doit, bien entendu, s'appliquer aussi aux seigneurs ecclésiastiques. 11 est possible, au reste, que certains actes violents aient eu lieu. C'est ainsi que Louis parait avoir établi et maintenu sur le siège d'Asti un certain Eilulf qui tomba avec son protecteur (Cipolla, di Audace, p. 161 ; F. S.wio, Gli antichi Vesrovi, p. 127) et amené à Verceil un évêque intrus nommé Anselbert (F. Savio, op. cit., p. 449).
2. KÉoiNoN, Chron.. a. 898, p. Ii6 : « Dum haec in Francia geruntur, « inter Ludowicum et Berengarium in Italia plurimae congressiones « fiunt, multa certaminum discrimina vicissim sibi succedunt. »