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parfois sans doute que « plusieurs cités furent réunies sous l'autorité d'un seul comte ^ ». Mais il ne faut pas généraliser sans preuve ce fait constaté par exemple pour le comté d'Avignon et les pagi voisins, et trop se hâter de croire à la disparition des comtes particuliers de telle ou telle ville, alors que la rareté des documents est peut-être la seule cause de l'absence de toute mention de personnages de ce genre"'. De certains comtes, en effet, l'on n'a dans les actes de Louis, et même dans l'ensemble des chartes provençales du début du x° siècle qu'une mention isolée. Il en est ainsi, au moins dans les diplômes impériaux, du successeur de Girard de Roussillon
1. Manteyer, La marche de Provence, positions, p. 55. La cité d'Avignon est placée en même temps (|ue d'autres villes sous l'autorité d'un comte qui réside peut-être à Vaison et fait exercer à .\vis"non ses fonctions par son lieutenant, un vicomte, dont la souscription tlgure au bas de certains actes, mais dont l'existence n'empêche pas le comte de continuer à exercer certains droits.
2. Il y a dans les actes des personnages auxquels le titre de comte est donné sans indication de résidence. Il existait donc encore des comtés dont ces personnages étaient titulaires, bien que nous manquions d'indications permettant de répartir entre eux les sièges comtaux dont les titulaires nous sont inconnus. Nous citerons, par exemple, un comte Siebod, mentionné en 925 dans un acte viennois (Carliil. de Sainl- André-le- Bas , éd. Ciievalikr, n" 19*), un comte Guigue. ancêtre très hypothétique des Guigues d'Albon (cf. TehrebassE; Les dauphins de Viennois, p. 9 et sniv.: Bellet, lirponse aux objections contre la charte XVI du second Cartulaire de Sainl-IIugues, p. 4-6, et les justes observations de M. A. de Barthélémy, Le Carlid. de Saint-/Iu;/ucs, dans la Rev. des Quest. hist.. t. 111, p. 565). 11 ne faut d'ailleurs pas nécessairement considérer comme réunis les comtés pour lesquels nous possédons comme pour ceux de F'réjus et Marseille, des mentions du type « des biens dépendant du comté de l\., sis au comté de M. ». Nous croyons que l'on peut, au contraire, admettre le plus souvent, sinon toujours, que ces mentions s'appli(|uent à des biens affectés à l'usage du comte, mais non nécessairement compris dans la ou les circonscriptions sur lesquelles il exerce son autorité comtale.
Au contraire, M. J. Chevalier (Méin. pour r histoire des comtes de Valentinois et de Dirns,t. I, p. 12- 13) suppose (iue« après la création du « royaume de Bourgogne et d'Arles, les nouveaux souverains s'étaient « appliqués àdiminuer leurpuissance [des comtes] en diminuant l'éten- « (lue territoriale de leur jui'idiction. Les grands diocèsesou pa(/i majores « avaient été divisés et le nombre des fonctionnaires s'était accru ». 11 est bien difficile de préciser. Le même auteur pose aussi pour le royaume de Provence le problème de l'hérédité des fonctions comtales. il semble bien difficile de formuler une opinion à ce sujet pour l'époque de Louis l'Aveugle.' Les comtes que nous connaissons IcMnieux sont ci;ux de la famille de llugiu;s dWrIes. mais ])ar suite de diverses circonstances et notamment par suite de leur émigration en 11ali(\ la transm'ssion des comtes ne s'est pas elTectuée pour eux d'une manière normale.
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dans le comté de Lyon, du marquis Guillaume', d'un comte Liutfrid', peut-être Italien, ou ayant accompagné Louis en Italie''. Adalelme, comte de Valence*, est un peu plus connu. Successivement fidèle de Charles le Chauve, de Boson et de Louis r Aveugle", il paraît avoir suivi ce dernier dans son expédition au delà des Alpes et rerut do lui en Provence des domaines qui lui furent confirmés par l'empereur en \)Q:]\ En 91"i il est assisté de son fils Boson'', titulaire peut-être déjà à une époque un peu anlérieurc d'un comté non identifié l Le comte Teutbert parait, d'après le nombre des diplômes dans lesquels il figure, avoir été un personnage plus important encore. Il était bénéficié dans les environs de Vienne ^ mais ce fait à lui seul ne permet pas de le considérer comme comte de cette ville'". Son intervention dans les affaires des églises d'Apt", de Marseille'", du comte Adalelme de Valence'^ et