LES PROVENÇAUX EN ITALIE
Godfrid, la riche abbaje de Nonantola', à un autre, Hubert, la marche de Toscane après la disparition de Boson ^ installant un troisième sur le siège archiépiscopal de Milan ^ un dernier enfin, Boson, dont il fit plus tard son chancelier, dans l'évêché de Plaisance \ Il maria sa fille naturelle Rotlinde au comte Élisiard^ Quant à son fils légitime, Lothaire, qu'il avait eu de son épouse Aude", on sait qu'il l'associa en 931 à
1. Calai. Abb. Nonantal., Script, ver. Lang.. p. 572 ; Tiraboschi. Sloria di Nonanlula, t. II, p. 6; MrRVTORi, Anl. liai., t. II, col. 575,
2. Lh;tpram), Anlapodosis, I. III, c. 20. — FL0Di)ARi)(.4;(/m/es, a. 9;J6, p. 383) place en 936 la disgrâce de Boson, à la suite d'un complot tramé par lui contre le roi Hugues son frère ; mais Hubert parait déjà avec le titre de marquis dans la notice d'un plaid tenu à Lucques par les rois Hugues et Lothaire, le 18 septembre 935 (Hcf.hmer-Mueiilr, 11" 1395; MuRATORi, Anl. liai., t. Il, col. 935) Il estqualilié de marquis et comte palatin dans l'un de ses propres actes (^ibid., t. I, col. 499), et, en 942, dans trois diplômes de Hugues et Lothaire du 10 juin(TniABOSCHi, Mfmorie modcne^i, t. I, dipl. p. 106, n" lxxxvli), du 10 aoùt(Co</. dipl. Lang., n" dlxix) et du 13 du même mois (Ughelli. liai. Sacra, t. 11, p. 262). Cf. Pierre Damiex, Opusc. LVII. p. n, c. 3 (Migxe, t. CXLV, col. 828).
3. L\Wï>\\k\{i, Anlapodoais. I. IV, c. 13; Arnulf, Gesla Episcoporum Medîolaneintiiim, I. I, c. 3, Mon. Germ., SS., t. VIII, p. 7.
4. Campi, Sloria di Piacenza, t. I, p. 487, n" li et p. 962-967. — Gerlan., qui fut abbé de Bobbio et chancelier du roi Hugues, était également un Bourguignon amené par la reine Aude {Miracula S. Columbani. c. 89, dans Maihllon, Acla Sancl. 0. S. Ben., saec. II,
5. Le 29 mars 945, Hugues et Lothaire, rois d'Italie, donnent au comte Elisiard « atque Rotlindae uxori suae et filiae nostrae », divers domaines sis au comté de Torfone , (^'O'^- dipl. Lang.. n° dlxxv). II s'agit évidemment du même comte Elisiard que celui (jui paraît comme arnbasciator un peu auparavant, dans deux diplômes des mêmes souverains, du 10 juin 942 (ïiUABOScin, Memorie Modene.^i, t. I, dipl., }). 106, n" Lxxxvii) et du 11 mars 945 (Cami'I, Sloria di Piacenza. t. I, p. 488).
6. LiLTi'RAXi), Anlapodoma, 1. IV, c. 2; Mtr. S. Columbam, lac. cil. — Aude doit être sans doute identifiée avec Vllilda. mentionnée comme épouse du comte Hugues, dans un diplôme de celui-ci pour le monastère de Saint-Pierre de Vienne (I/isl. de /•'/•., t. IX, p. 689). Elle était, selon LirTPRAXi) {Anlapodosi.<;. I. III, c. 20) : « Teutonicorum génère » et est mentionnée dans divers diplômes de son époux et de son fils, du 16 .septembre 930 (Miratori, Anl. liai., t. Il, col. 938). du 28 février 932 (Akfo, Sloria di J'arma, t. 1, p. 328). Elle était certainement morte avant le 12 décembre 937, date à laquelle Hugues se remaria avec Berthe, veuve de son ancien adversaire, Rodolphe 11 de Bourgogne (Liit- PRAXi), .\nlapudosis, 1. IV, c. 3 et h'orscli. z. d. Gcsch., t. X, p. 305). Hugues avait épousé avant Aude une femme du nom de Wille, mentionnée en '.)10 (Garlul. de Sainl-.\ndré-le-/ia.'i, w 14*. qui lui donne, par suite d'une confusion évidente, le titre de regina) et indicpiéc comme morte dans le diplôme précité pour Saint-Pierre de Vienne.
[920-927] nilAlU.FS-CONSTANTIN. COMTE DE VfENNK 225
sa royauté d'Italie'. Sa tille, nommée Aude comme sa mère, fut mariée par lui au patrice Albéric, et do cette union naquit le futur pape Jean XII ■.
Hugues paraît avoir été remplacé, en Provence, comme comte de Vienne par le fils même de l'empereur, Charles- Constantin. C'est en effet à la requête « de son cher fils, le comte Charles », que Louis, le 25 décembre 927, restituait à l'église cathédrale de Saint-Maurice, la vi/ia de « Cisiriacus » en Viennois et l'église de Saint-Aubin ^ Mais cet acte est le dernier qui se soit conservé de Louis l'Aveugle, et la vie de ce dernier ne semble pas s'être prolongée bien au delà de la fin de cette année 927*.
Vers le milieu de l'année 928, en effet, Raoul de France, accompagné d'Herbert de Vermandois, se rendait en Bourgogne \ C'est là qu'en un lieu indéterminé, et à une date également indéterminée du mois d'août ou de septembre, vint le trouver le nouveau roi d'Italie, Hugues ^ Un traité fut conclu
1. Cf. Lupi, Cod. (liplom. Berf/omas. t. Il, p. 187; Bœiimeiî, Hegesln. p. 130; KcKi'KE, De vita el scriptis Liudprandi, p. 43 ; D.kndlikeh et Mteller, Lnitprand v. Cremona, p. 142.