‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 283 sur 482 · Charles de Cluny, n · texte numérisé non relu

Charles de Cluny, n

236 souviiiiAi.M:ri-: iii:s cauolingikns français

sait encore don quel(|ues jours plus tard d'une autre terre également sise en Lyonnais'. L'on a enfin, à partir d'une date très voisine, une série de chartes privées relatives au Lyonnais, datées des ans du règne de Conrad le Pacifique, et cela du vivant de Louis IV' d'Outremer'.

En somme pour le Lyonnais et, avec moins de précision, pour le Viennois et peut-être pour le Vivarais il semble hioii que l'on constate le même fait: domination temporaire des rois de France suivie d'un retour permanent et d'une annexion définitive aux états des Rodolpliiens.il n'y a guère qu'une considération qui puisse expliquer cette situation : après la mort de Louis l'Aveugle, son royaume restait en quelque sorte abandonné au premier occupant, puis(}ue,pour des motifs inconnus, Hugues d'Arles avait empêché l'avènement de Charles-Constantin. Roi de France et roi de Bourgogne ont donc dû alors chercher à mettre la main sur les territoires le plus à leur portée. Lorsqu'en 933 Hugues d'Arles céda à ce dernier tous ses droits de souveraineté, il ne put lui transmettre ce qu'il n'avait pas lui-même d'une manière bien solide, en dehors de la Provence propre, et durant quelques années les pays frontières les plus facilement accessibles, le Lyonnais, le Viennois et les pagi transrhodaniens reconnurent plus ou moins effectivement l'autorité de Raoul de France et de son successeur Louis IV. Mais vers 942, tout en entretenant do bons rapports avec Conrad le Pacifique, les Carolingiens français abandonnent le pays et Charles-Constantin, qui, en 941, avait attendu à Vienne Louis d'Outremer, paraît en 94)3 comme sujet du roi de Bourgogne.

On a cru sur la foi de deux chroniques assez postérieures^

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