‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 288 sur 482 · CHARLES-CONSTANTIN ET RODOLPHE II [942-94G · texte numérisé non relu

CHARLES-CONSTANTIN ET RODOLPHE II [942-94G

radet celui-ci accordait à sa requête à son chapelain Ermenthée la petite église de Saint-Genis' « dépendant du comté de Vienne.)) Ces termes semblent bien indiquer que Charles-Constantin continuait à gouverner Vienne en qualité de comte, en jouissant des droits attachés à cette charge". Il ne semble d'ailleurs jamais avoir porté d'autre titre et exercé d'autre autorité. Les actes dans lesquels il ligure comme jouissant d'un certain pouvoir sont tous relatifs au Viennois. Il n'y parait qu'avec la qualité de comte ^ Cependant, un contemporain bien renseigné, Flodoard, lui donne le titre de « prince de Arienne ^ ». Mais sa royale origine, sa situation un peu particulière vis-à-vis des deux rois dont il dépendit tour à tour et le fait qu'il succédait dans le pays au duc et marfpiis Hugues suffisent à justifier l'emploi de cette expression. Il était d'ailleurs on relations avec les autres comtes ou ducs dépendant du royaume de Bourgogne. En 944, il assiste à un plaid tenu par le comte Hugues de Bourgogne, où se traite une aff'aire relative à des biens sis dans le pagus de Lyon, injustement détenus par le vicomte de cette ville, Adémar''.

Le fait d'être soumis à Conrad le Pacifique n'empêcha pas d'ailleurs, en 951, Charles-Constantin de rendre hommage au

dernier élément chronologique dont se compose la date. L'hypothèse la plus vraisemblable est que l'acte a été recopié en original sur la minute par un scribe négligent dont l'ignorance ou l'incurie se manifeste d'ailleurs en plus d'un passage. 11 distingue mal ci et et, écrit « reddit » au lieu de « reddidit », « Vienensis » au lieu de « Vien- « nensi », « ac adiit ipse ac humiliter », avec une anacoluthe dans la plirase « ut quendam », etc.

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