I/jîd., 1. Y, c. y
;{. Wl'hlhari. 1. 2, dans Am\iu, Bihliolh. arahn-sicula, t. I, p. 7. Pour ridentification du « Gabal-al-Qualal », cf. ibid., n. 3. 11 ne faut pas d'ailleurs accorder trop de confiance à ces renseignements puisqu'au rapport d'Amari, la carte jointe au texte arabe fait du Gabal-a!- Oualal une île.
4. Passe encore pour les monts « des Maures », bien (jue le nom de Maitrus mons, qui se rencontre déjà dans Liutprand. n'ait peut-être pas été sans Influence. Mais on a été loin dans ce sens. Cf. Homan, Invasions sarrasines, dans le UulU't. de la Soc. d'Etudes des I/aules-Alpes, t. 1, p. 258. On a trop souvent suivi l'exemple de Bouche, qui jjrétendait rattacher aux souvenirs de l'occupation sarrasine jusqu'au nom de -Maurienne, sans songer que ce nom remonte au moins à l'épotiue mérovingienne, ainsi que le remarque justement M. Hev (La nionlat/ne du Grand-Sainl-Beriiard sous la doiniiialion sarrasiiie. dans les Mèm. de la Société des Aiitiq. de France, t. .Wlll, p. 21). Cela n'empêche pas, du reste, ce dernier érudit de chercher dans les noms comme Port-Sarrasîn ou même Fresnay, la preuve d'un séjour fait au x'' siècle par les envahisseurs. Il en est de môme dans le mémoire de .M. \U:\vi.iEi:, l)ii séjour des S/irrasius en Savoie (ihid., p. 2;i0 et suivj.
256 CONDITIOiNS DR LA LUTTE CONTRE LES SARRASINS
(les tours romanes*. Il est donc plus sur de rester à cet égard dans une prudente réserve jusqu'à ce que l'étude des « vestiges du x" siècle » ou prétendus tels ait été sérieusement faite.
Nous connaissons également mal les conditions de cet établissement. Si pour les Normands de la Loire et de la Seine nous pouvons nous faire une idée de la manière de combattre des païens et des raisons qui assurèrent leur victoire sur les sujets de Charles le Chauve, il n'en est pas de môme des Sarrasins du Fra.nnetujn. Nous n'avons à cet égard que peu ou point de renseignements, et ceux que nous possédons sont bien vagues.
Selon Liutprand ", les premiers succès des nuisulmans auraient été dus aux guerres civiles (jui agitaient alors la Provence et dans lesquelles les deux partis auraient fait appel aux envahisseurs. Nous n'avons aucun moj-en de vérifier cette assertion : rien dans les textes ne semble faire allusion à des discordes intestines qui auraient, à une époque quelconque, troublé le royaume du tils de Boson^. Le renseignement fourni })ar Liutprand s'applique à une époque pour laquelle celui-ci n'était pas témoin oculaire et a recueilli trop souvent des traditions sans valeur. Nous ne pouvons que nous borner à mentionner ce texte sans avoir de raison suffisante pour l'admettre ou })our le rejeter. Le fait n'a d'ailleurs rien que de très possible.
Les agresseurs semblent en outre avoir eu cette supériorité sur leurs adversaires que, la mer étant à eux, ils pouvaient tirer librement des renforts de leur pays d'origine, la péninsule hispanique. Pas plus, en effet, que leurs voisins, les Carolingiens français, les rois de Provence ne paraissent avoir eu de flotte de guerre; lorsqu'en 942 Hugues d'Arles, roi d'Italie, faisant un grand eflTort, so décida à attaquer le Frainet par terre et par mer, il dut, pour se procurer des vaisseaux, s'adresser au basileus d'Orient, Romain Lécapène'. Los Arabes d'Espagne au contraire avaient, dès le milieu du