Flodoaiu), Annales, a. 929, iliid., p
6. Livre vei'l de Sisleron, dans Aliîanès, Gnll. Clirisl.. I, 682, n. 2.
7. La dévastation de l'Embrunois parait attestée tant par les chartes d'Agaune citées par le Gall. Clirisl., t. 111, col. 1067 que par la bulle du pape Victor II du 7 juillet 1059 en faveur de Viminien, archevêque d'Fmbriin (.Iakfé. n'^ 1369. Gall. Christ., t. III, instr., col. 177): « Animad- (( vertiuius Ebredunensum ecclesiam primo (piidem incursione et per- « vasione Saracenorum, secundo autem receptione et ])ossessione « transfugarum... » qui concorde à peu près avec ce que nous jjouvoiis savoir de saint Libéral (cf. note suivante), ("e qui est moins sùi-. c'est le récit même de la prise de l;i ville jiar les Sarrasins rtdu massacre de l'arclicvécpie saint lîcnoit.réiiété ])ar bcaucouj) d'bistoi'iens d'Kmbrun (les
indéterminée, sans doute antérieure à 936, et l'archevêque saint Libéral dût s'enfuir avec les reliques de saint Marcellin jusque dans son pays natal, en Limousin'.
Les invasions, dans ce pays, ne s'arrêtent pas du reste aux Alpes. Sans parler des Sarrasins qui, sortis des ports d'Espagne ou d'Afrique, ou même du Frainet pouvaient pirater le long des côtes italiennes ^ des bandes formées parmi ceux qui s'étaient établis en Provence pénétrèrent dans l'Italie du nord. La terreur qui s'empara des habitants à l'approche des païens facilita les progrès de ceux-ci. Ils dévastèrent plusieurs villes sur leur passage et arrivèrent jusqu'à Acqui sur la Bormida qu'ils détruisirent^ D'après le texte de Liutprand, cette invasion ne paraît pas avoir été la seule. C'est sans doute pour échapper aux j)aïens que le corps de saint Dalmace fut, à une date inconnue, transporté de Pedone à Quargnento par
pkis modernes sont indiqués par l'abbé Guillaume. Eecherches historiques, p. 114). Mais des expressions de la lettre de Victor II, on ne peut guère tirer plus que le fait de la dévastation de rEmbrunuis. Le récit de la mort de Benoit donne lieu à des difficultés cln-onologiques déjà relevées par Hauréau (GalL Christ., t. XVI, 620), car onle placeen 906 ou 916, tout en associant au nom de Benoit celui d'Odilard de Maurienne, encore mentionné en 926 (Labbe, Conc, IX, 582). En réalité, l'histoire de la prise d'Embrun ne paraît remonter qu'à A. d'EIbène (HAruÉ.M', ibiil. et Roman, dans Bulletin delà Société des Ilavles- Alpes, t. I, p. 262); il semble avoir voulu interpréter la bulle de \'ictor II, en y ajoutant quel(iues circonstances; quant à la date, elle paraît avoir été déterminée en rapprochant ces événements de ceux que raconte la Chroii. de la Novalaisi' (cL Gall. Christ., t. III, col. 1067) et, en somme, le massacre des habitants d'Embrun par les Sarrasins reste très douteux.
1. Gcitl. Christ., t. III, col. 1067. Le fait n'est directement attesté (jue par des « martyrologes aquitains», cités par le Gallia Christ, ai par un texte très postérieur, celui de Bernard Gui, De Sanrtis qui dioec. Leriwvic. orn(nil,n" \\n (dans Labbe, Bibl. Nova Mss.. t. l,p. 632). «S.Liberalis confessor in eadem villa Brivensi in propria ecclesia veneratur... « Mais ces témoignages .sont d'accord avec le fait de la translation des reli(jues de saint l^larceIlin, attestée par la charte de fondation du monastère de Chanteuges par le prêtre Cunebert en 9o6, charte qui mentionne la présence du corps « sanctissimi Aebredunensis episcopi Marcellini » (Mabillon, Aiiu. Bened., t. III. p. 65.5).
2. Vers 935, Gènes fut dévastée par les Maures (Liirpis \Nn, Aiila})udo.'iis 1. IV, c. 5). Des ravages exercés par les Sarrasins venus d'Espagne surles côtes de Ligurie et sur la portion du littoral situé sur leur passage sont mentionnés par la Glose des Gcsta Brroif/arii, 1. II, v. 101. En 919. le monastère de Farfa fut détruit par eux (// rcaesto di Farfa, 1. 111, p. 44). 'Al'Islahri, c. 3, dans A.mari, Bibl. arabo-sicula, t. 1, p. 9, parle même de combats livrés sur mer entre musulmans et chrétiens.
3. Luti'Rand, Antapodosis. II, 'i3 et IV. 4. D'après la place occupée le texte par le récif de ces événements, il faudrait ])lacer ceux-ci en 935-6 — Les San-asins furent défaits à leur l'ctour.
Tévèque d'Asti, Audax'. Un peu plus tard un évèque do cette même ville, Bruning, prend des précautions pour que le guet soit fait en prévision d'une attaque des païens ^ et Asti est assez loin de la mer pour qu'il soit bien vraisemblable que les Sarrasins dont on redoutait ainsi l'arrivée appartinssent aux hordes qui continuaient à cette époque à ravager les Alpes. Si en effet l'expédition dirigée contre le Frainet en 931 et à laquelle prit part la flotte grecque, paraît avoir eu quelque succès et rendit même peut-être un peu de tranquillité aux défilés des Alpes, les Sarrasins de cette région n'étaient pas exterminés, quoi qu'en dise Flodoard. C'est peut-être à eux qu'il faut attribuer le meurtre de l'archevêque de Tours, Robert, tué dans les Alpes à son retour d'Italie ^ Deux ans plus tard ils profitaient de l'absence de Hugues, occupé en Italie à disputer Rome au patrice Albéric, pour réoccuper les passages des Alpes et ravager les pays circonvoisins*. En 936, quelques-unes de leurs bandes pénètrent jusqu'en Alémannie; en revenant à leurs quartiers des Alpes elles rencontrent des pèlerins qui sont encore une fois exterminés ^ L'année 939 est marquée par des massacres analogues". Les Sarrasins occupent le pays correspondant à la Suisse actuelle et quelques-uns d'entre eux se dirigent vers Saint-Gall, où leurs flèches viennent troubler la procession faite par les moines autour de la ville '. L'abbé dirigea du reste contre eux une tentative de résistance à la tête de paysans armés et obtint quelques avantages. Ce ne fut pas cependant
1. Cf. CiPoLLA, IH Audace vescovo di Asli, dans Miscelhnien di slorîa ilaUana, t. XKVIf, p. Ii3. Le fait est atte.sté par une mention (lu niartyrolofi-e de Saint-Dalmace, de rédaction moderne, mais dont le fond paraît ancien et par une inscription (pub. i/nd.). Le fragment dit Chronique de Pedone est suspect et ne doit pas être utilisé (/6/ri., p. 149) et il ne faut admettre qu'avec réserve les renseignements fournis par les érudit.s qui ont écrit sur l'histoire d'Asti (cf. Caui.o Vassalo, Sulld falzificalionc délia, storia Asliijùma. dans Arrhivio ston'co ilaliano, sér. IV, t. XVIII, p. 7.")).