‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 329 sur 482 · Mon. Germ., SS., t. Xlll. p. 73'J · texte numérisé non relu

Mon. Germ., SS., t. Xlll. p. 73'J

2Si « ROYAUME DE l'IloVENCE >> ET « HUVAUME DE liUEHGUGISE ..

(le liazoclies. On trouve cependant chez ce dernier « Carolus... (jui « regnabal in Provincia' ».

En ce ([ui concerne Boson et Louis lAveugle, on est moins bien l'enseigné, et il \ a peut-èlre plus d'indécision dans les expressions eni|)loyées par les chroniqueurs. Pour le premier des deux souverains, on peut cependant, du passage de Réginon^ relatif à la création du nouveau royaume, tirer cette conclusion (|ue le mol Pmvincia désignait la partie des Étals de Boson (jue ce dernier possédail à titre de comte avant rassemblée de Mantaille et (jui passa après lui à Louis son fils. Ce serait en somme la Provence, au sens où nous avons employé ce mol ; liurgundia^ au contraire, ce sont les j);tfji éduens et la porlion de la province de Besançon momentanément rattachés au royaume de rusui-pateur. Cependant, au xii" siècle, Hugues de b'Iavigny désigne ce royainne par Texpression de rc(/iiiim Ihir(]nn(U;u' \ tandis qu'au \ni'' (iui de Hazoches '' et d'apirs lui Aubii de Trois-Fontaines " le font s'étendre sur la /iur(/u/K//a Irnns lihodunuin alque Provincia. Quant à Louis l'Aveugle, les Annales de Kulda'^ paraissent désigner par Provincia l'ensemble de ses états. Liutprand, il est vrai\ le considère comme étant « Pur- (/nndioniim sauffiiiiie », ce (|ui ne |)eut suffire à le faire (inalitier de roi de liourgogne. Le leslament de Berlhe, nièce de Hugues d'Arles, d'autre part, place Vn\]us in nu/no J^rarinciae; mais celte expression un peu vague même avec le mot rc<jniiin piMil s'appliquer seuleineni a la partie méridionale des États de Louis \

Il sendile bien en effet (|ue dans la seconde moitié du i\'' siècle cl au début du x* le mot Provincia continue à avoir le double sens (pie nous avons relevé en nous occupant de déterminer la part assignée au jeune Charles dans le partage de 855.

A. — C'est le pays d'Aix et d'Arles, la « marche de Provence » ; Hugues est « Arelatensium seu Provincialium comes''* », comme (inatre-vingts ans |)lus {M l'avait été h'ulcrad. Louis l'Aveugle, en 81)i'°, confirme à Isaac, évé(|ue de (irenoble, ses biens « in pago

i. lîibl. liât. ms. lat. 'i998, fol. 57 r, col. 1.

2. (^Iironi'/ur, a. 879, p. ll'i :«' A Provincia egreditur, totainquo « lUipgiindiam occupare nititur. » Nous devons cependant citer une (■hart<! lyonnaise qui qualifie Boson de « rex de Ikirgundia ». (Charles de Cliini), II" 24.)

;}. Clîron. Virdnn., a. 879; 5.S',. t. Vlll, p. :55(;.

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