Ann. Bertin., a. 869, p. 107. Cf. supra, p
9. Ann. Bertin., a. 879, p. 148. C'étaient des abbayes qu'il abandonna à Théoderic, en échaugc du comté d'Auluu.
L'ORIGINE ÉDUENM-: 1>K BOSON 313
Mais ce sont des abbayes (jirU jxmjI avoir reeiios de Charles le Chauve, aussi bien que des domaines paliinioniaux. Bernard, hls de Doda, Bernard, fds de Bliehilde, Bobert le Fort', lurent également possessionnés en Aulunois ou maîtres du comté d'Autun, sans que leurs relations possibles de parenté aient à intervenir.
h. Il y a certains noms: Richard, Theutberye, Biehilde, (|ui se rencontrent à la fois parmi les persoiuiages nommés dans le testament d'Eccard et |)armi les membres de la famille de Boson. Celle simililude de noms indique bien en général parenté ou alliance, mais il est certain que la plupart des familles comtales carolingiennes devaient être parentes entre elles, avoir en Austrasie des ancêtres communs; et dans le cas (|ui nous occupe la parenté ne semble pas bien étroite-.
Le nom de liichard donné au IVére de Boson est assez répandu et vient sans doule de leur oncle paternel, Richard, alors (juc le nom de Theutberge se rencontre dans la famille maternelle de Boson.
Theutberge, d'autre part, est considérée par Mabille comme une nièce d'Eccard, dont le testament contient une disposition en sa faveur, sans indiquer entre elle et le donateur aucune relation de parenté. Mais Mabille ne parait pas avoir connu le nom et l'histoire du père de la reine de Lorraine. Celui-ci se nommait Boson, nom cpi'on ne rencontre ni dans la famille d'Eccard ni dans celle de son cousin Guillaume de Gellonc''. En outre l'hypothèse de Mabille sciait inconciliable avec le système (|ui verrait dans Biehilde une jjarcnte rapprochée de Boson*.
Quel peut être en effet le lien de parenté entre Richilde, femme d'Eccard, et Boson? Ce n'est certainement pas sa sœur, vraisemblablement pas sa mère^. Reste à en faire une tante paternelle ou maternelle. Une tante paternelle, c'est possible, mais il est à remarquer (jucn 876 cette Richilde n'est pas très âgée, puis(|ue le comte Eccard prévoit le cas où elle viendrait à avoir des enfants ; il \ a donc peu de probabilités pour qu'elle soit une sœur du comte Bi\in et de Bichard l'Ostiaire, (|ui sont des contemporains de Louis le
1. Robert le Fort fut un moment, en 86'i, titulairedu comté d'Autiin. mais, dès 855, il possédait des bénéfices dans ce comté d'Autun. Kalckstein, Robert der Tapfcre, p. 38 et 159.