Ilii^t. de Daiiphine, t. I, p
8. Elle a ])assé dans les divers bistorious de la Provence, notamment dans bouciiE, //ist. de Provi-nre, t. I. j). 783. D'autres ont mi'Mne Voulu donner la date exactedu mariage : 9UI (Mlhmet, f/ist. de Yirnnc, p. 2ô).
L'ORIGINE DE LA FEMME HE LftlIS l.'AVELGLE 317
de Chorier. Ajoulous (|iie ce dei-nior prùtoiidail, d'après certains textes, que le nom d'Aquitain avait parfois été, au moyen âge, appliqué à des personnages provençaux.
DomVaissète\ |)uis (iingius-la-SaiTa* ont contesté cette opinion et se sont etroicés de prouver que Louis l'Aveugle n'avait point épousé une fille d'Edward. Nous admettons en partie les conclusions de Gingins, mais non toute son argumentation. Aussi croyons-nous nécessaire d'examinei" à nouveau les diverses considérations invoquées en faveur de l'origine anglaise de la femme de l'empereur Louis.
a. Les textes allégués par Chorier se réduisent en réalité à un passage du Chronicon Casinense de Léond'Ostie'. Le terme d'Aquitaine, pour un Anglais contemporain des rois Plantagenets devait, au contraire, avoir une valeur précise.
h. Les relations de Charles-Constantin et de Louis IV peuvent s'expliquer sans les supposer cousins germains. Ils sont, d'ailleurs, parents à un certain degré *, et se trouvent être les deux derniers représentants de la famille carolingienne.
c. L'hypothèse de l'origine saxonne n'expli(|ue ni le nom de Rodolphe, porté par un fils de l'empereur Louis, ni celui de Charles- Constantin, si l'on n'admet pas l'illégitimité de ce dernier'.
d. Une charte que ne connaissait pas Duchesne^ ni d'ailleurs Dom Vaissète, permet d'opposer un argument de texte à celui que l'on tire des Gesta recjiim. C'est le diplôme de l'empereur Louis du 18 janvier 915 accordé à la requête de « dilecla ac hene mérita conjux nostra Adaleida' ». Ce diplôme montre donc l^cjne Louis était marié dès 915; 2° que sa femme s'appelait Adélaïde.
Il semble que le second fait suffirait à établir que cette femme de Louis ne s'appelait pas Edgivc. Mais, d'une part, cette princesse peut avoir eu un double nom et, d'autre part, Adelaïs pourrait être la forme adoucie d'un nom saxon tel (|u'fithelhilda^ Il est vrai ([ue cette explication irait moins bien avec le nom d'Edgive, puisque