‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 402 sur 482 · H. Stein, Mém. cit., p · texte numérisé non relu

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342 HICIIAHI) LE JUSTICIEFI ET LA MARCHE DE lîOUHGOCNE

s'y exerçait peut-être par rintermédiairedii vicomte Ganiier, qui se trouvait être en même temps comte de Troyes ^ A Auxerre Ricliard est représenté par un certain vicomte Rainard, frère du comte Manasscs I" de Dijon -', et ce Rainard est parfois qualifié de a cornes^ ». Cette indécision dans les titres* s'e\pli<iue d'ailleurs facilement à cette époque de transition oii les sem'ores ne sont plus les fonctionnaires carolingiens et où nest point cependant encore établie la hiérarchie féodale et où Garnier et Rainard peuvent être considérés à la fois comme des représentants de Richard qui cherchent à se rendre indépendants et comme des comtes, primitivement de même rang et de même importance (|ue lui, mais sur les(|uels il étend, à titre de marquis, son autorité supérieure.

11 y a en effet au début du x^ siècle, dans les divers pa.gi bourguignons, des comtes qui paraissent avoir été dans un certain état de subordination vis-à-vis du duc Richard le Justicier. Tels sont tout d'abord les fils de celui-ci qui i)orteiit le titre de comte du vivant même de leur père" et d'autre part un certain nouibre de seigneurs n'appartenant point à la famille du marquis, mais que divers textes qualifient de « fidèles « de ce dernier ou (|ui assistent aux plaids tenus et présidés par lui. De ce nombre sont Madelgaud, vicomte dOscheret '', un comte (iui, sans doute d'ime région voisine et appartenant à la branche l)ouiguignoime des (lui de Spolète"^, un GerbamP, dont le siège comtal est inconnu, Garnier et Rainard,

1. Sur le comte Garnier, cf. Mantevku, Les on'i/iiics de la maison de Savoie, p. 451-458.

2. FLODdARD, Annales, a. 924, Mon. Germ.,SS., t. III, p. 37o; Gesta cpisc. Auiissio(hr., c. cxlh, Druu, t. I, p. 367. On ne peut guère l'identifier aussi avec le Rarjenaldus qui souscrit une charte du roi Raoul pour Saint-Symphorien d'Autun (Hist. de Fr.. t. IX, p. 509).

3. Nous croyons, en effet, devoir l'identifier avec le comte Rainard qui assiste en' 910 au piaid tenu par Richard (D'Aubcus de Jubainville, Ilist. des ducs et comtes de Champagne, t. I, p. 450).

4. Nous l'avons déjà relevée plus haut (p. 194 n. :>) à propos de Raculfe de Mâcon.

5. Hugues [le Noir] porte en 914 le titre de comte dans le diplôme que nous avons déjà cité, par lequel il reçoit du roi Charles le Simple la terre de Poligny (Cartul. de l'église d'AnInn, n" ix). Dès 901, la notice de la restitution à l'église d'Autun de la terre de Chenoves (Ibid., n" xxn) semble donner à tous les fils de Richard cette qualifîcalion : « re.sidente donnio Richardo nobilissimo marchione seu et cla- « rissimis tiliis ejus Rodulplio, IIuf:;oiie atque Rosone, elegantissimae (' prolis comitibus. » Cf. ibid., n" x ; Chroii. S. Beuigni. p. 119.

6. Chron. S. lienigni. p. 113-; cf. Aiinu de Tmois-Fontaines, Chronique, a. 906 (N.V.. t. XXIll, p. 753). C'est lui aussi qui souscrit dès 878 ou 879 une donation à l'abbaye de Saint- bénigne de terres sises au pagus de Dijon (Gamnieu, Chartes bourguignonnes inédites, p. 117).

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