l-AVRE, la famille d'Evrard, p
l'oLi'Aniiis. UDijainnc de Provence. 25
38G GRANDES FAMIIJ.KS COMTM.KS A l/KPOQUR CAROIJNGIK.NNK
ses libéralités. Les Welfs se lixent autour des monastères de Saint- Germain d'Auxerre et de Sainte-Colombe de Sens'. Saint-Maurde Glanfeuil est entre les mains de la famille de Roricon, comte du Maine -. Plusieurs des abbés de Saint-llilaire de Poitiers, à la même époque, appartiennent à la maison des comtes de cette ville *. Dans le royaume de Lorraine, labbaye d'Ûeren passe successivement entre les mains de plusieurs représentants delà famille des Gérard et des Matfrid^, et les deux Liutfrid et le comte Hugues, des Étichonides, semblent avoir été lun après Fautre abbés de Moutiers-Granval '.
L'Austrasie ayant été ])our les premiers Carolingiens une pépinière de fonctionnaires, il est évident que les comtes et les mi'ssi ont dû être recrutés dans un nombre assez restreint de familles et que ces familles ont dû fournir des comtes à des pays assez divers. C'est bien là ce (|ui se vérifie, en effet, par Fbistoire des quel(|ues maisons dont la généalogie et les alliances nous sont suftisanunent connues.
A la vieille famille des Etichonides, par exemple, établie en Alsace dès Tépoque mérovingienne", outre une famille de comtes lorrains'', se rattachent très vraisemblablement, d'une part, le beau-père de l'empereur Lothaire, le comte Hugues de Tours ^ dont les alliances dans le royaume de l'Ouest ne sont pas encore complètement éclaircies, et, d'autre part, le comte Girard, régent de Provence ". Hugues lui-même est peut-être parent de Matfrid, comte d'Orléans '°. Or, ce Matfrid est lui-même le père d'une dynastie de comtes de même nom établis dans l'Eifelgau ", et sa fille a épousé un comte italien, nommé Boson '-, qui appartient lui-même aune famille bien connue,
Bourgeois, Ifuguea VAhbè, p. 10-11 ; Capitiifaire de Kiersij, p. 104. Kalckstein, Robert der Tapfere, p. 136 et suiv. Favhe, Eudes,