Meyer von Knonau, ibid., p
388 nr.ANDES FAMILLES COMTALLS A L'KPOQUK CAROLINGIENNR
Trêves, et à la fin du viii" siècle Charlemagne mettait un de ses membres à la tète de la Marche de Bretagne '. Son fils Lambert est après lui titulaire du comté de Nantes -. Au cours du ix'' siècle, la famille se divise. Le lils de Lambert, chassé de la (iaule à la suite des guerres civiles, reçoit le duclié de Spolète ^ où ses descendants se succèdent, mais sans oublier leur origine. Un d'eux, en elVet, Gui, petit-fils du comte de Nantes, qui, en même temps qu'il dispute à Bérenger, de la maison de Frioul, la couronne d'Italie, est dans le royaume de l'ouest le compétiteur d'Eudes, c'est-à-dire du chef de la maison de Neusirie. Des parents de Lambert l'Ancien lui ont succédé à la tète de la Marche de Bretagne, dans le Nantais et dans le Maine * ; mais là ils ont à lutter d'un côté contre les Bretons et de l'autre contre la famille de Roricon, le clan de Gauzbert, famille d'origine inconnue, mais très puissante dans la région occidentale de la (iaule et alliée à plusieurs des maisons comtales du sud-ouest '. Aussi la branche française des Gui parait-elle avoir émigré dans la portion occidentale des états de Charles le Chauve, où l'un de ses alliés, Foulque, occupe le siège archiépiscopal de Reims ^ et où l'on retrouve ses descendants établis à la fin du x"' siècle dans la Bourgogne dijoimaise '.
Ce ne sont pas là les seuls exemples (}ue l'on pourrait citer. La famille du comte Boson s'est également répandue en des points assez différents de la Gaule etdel'Italie, en Bourgogne avec Richardle Justicier, en Provence avec Boson et son cousin Hugues ; ce dernier, avec sa famille, passe en Italie, et son frère y devient manpiis de Toscane". Bérenger, le rival de Hugues au delà des Alpes, appartient comme lui à une grande famille austrasienne. L'aïeul de Béi'enger, Unroch, était mort moine à Saint-Bertin. Un des fils de cet Unroch, Evrard '•', devint marquis de Frioul, mais \m autre, Bérenger, fut marquis de Toulouse, et l'un des fils d'Evrard fut abbé de Cysoing en Flandre '". Si une de ses filles était entrée dans la nuiisou italieime des (ivù de