Sur tous ces pei'sonuages, cf. Famu;, lue. cit
GllANDES FAMII.I.KS CoMTALKS A I. Kl'dol K CAlKiLINdliï.NNK 389
Spolélo'. une autre avait épousé un conile cliainpeiiois du nom crilucbald-. Un fils d'Unroch fui abbé de Saint-Beilin^ et do Sainl- Amand^. Il se nommait Adalard, et ce nom autorise à soupçonner une parenté entre cette famille et celle du comte Adalard, onde de la reine Krmentrude, femme de Charles le Chauve \
Ce dernier est un puissani personnage dans le ro\ aumede Lorraine, où il parait connue abbé d'Kchicrnach, de Saiid-A\'aasl d'Arras, de Saint-Maximin de Trêves, de Stavelot", et où Ion retrouve des seii-neurs de même nom que lui, dont l'un fut comte de Metz cl abbé dEchternach''. Lorsque Thostilité de Louis le Germanique, en 861, Ta forcé à quitter ses bénéfices lorrains ^ il se rend dans le royaume de Touest, où il a également des attaches, piiisque son frère y fut comte d'Orléans et que lui-même est Toncle par alliance du souverain^. On l'y trouve la même année jouissant d'une certaine influence'", chargé peu après d'une sorte de régence momentanée", abbé laïque de Saint-Quentin '- et de Saint-Symphoricn d'Autun '^ et bénéficié en divers comtés'^. Ajoutons qu'il avait dans le royaume de l'est une parenté fort |)uissante "^ et qu'il tenta d'y étendre son influence personnlle en fiançant sa fille au fils de Louis le Germanique. Le mariage n'eut d'ailleurs pas lieu'^
Ces quelques détails suffisent à montrer la situation que pouvaient occuper, vis-à-vis de plusieurs souverains et de plusieurs royaumes, les chefs de quelques-unes des grandes maisons comtales. Mais, à
1. En épou.-ant Gui. comte de Camerino (Wukste.nfeld, Die Ilerzoge von Spolelo, p. 406).