‹ Le royaume de Provence sous les Carolingiens (855-933?)Chapitre 65 sur 482 · B()h:HMER-MuEiiLi$., no 1060, page précéd., n · texte numérisé non relu

B()h:HMER-MuEiiLi$., no 1060, page précéd., n

3. L'identification est d'autant plus vraisemblable qu'en 910 la fille de Bivin, sœur de Boson, l'impératrice Richilde, veuve de Charles le Chauve, donne à cette môme abbaye de Gorze des biens sis en Verdunois et eu Chaumontois (Carful. de Gorze, n"'^ 86 et 87).

4. ('harte d'Advence, évèque de Metz, de 863 {Carlul. de Gorze, n^ 60, et D. Calmet, Hist. de Lorraine, t. Il, pr., col. l.'JT). La date de la mort d'Haldin est inconnue. — Gorze ne tut pas d'ailleurs la seule abbaye mise par Lothaire 11 entre des mains laïques, cf. P.arisot, op. cit., p. ;581 et 713.

5. Carlul. de Gorze, n°s 55 et 56. Cf. de Saulcy, Notice sur le Cart. de Gorze et table des pièces, dans les Doc. hisl. inéd. extraits des Archives des déparlements, t. 11, u, p. 127; Pahisoï, op. cit., p. 126- 127, n. 2. — Ce sont les deux actes relatifs à une convention de précaire entre l'abbaye de Gorze d'une part, et Anselomus et sa femme Erkensenna d'autre part. Bivin n"a pas dansées actes son titre de comte « Monasterium quod vocatur Gorzia ubi in Dei nomine Bivinus abbas vel cuncta conpregatio... (n» 55) ; « venerabili Bivino abbati una cum illis fratribus « (n" 56).

6. Gai-l. de Gorze, n"^ 57 et 58. Ce sont encore lesdeux chartes d'une précaire consentie par l'abbaye à Fredalous et à sa femme Blitgia. — « Monasterium quud vocatur (jorzia ubi Bivinus comes at()ue abbas, necnon et Laudianus prepositus » (n" 57) ; « venerabili in Christo comiti afque abbati de monasterio sancti Stephani et sancti Pétri vel sancti (Jorgonii » (n" 58).

44 LA FAMILLE DE lilVlN

tolérait le relâchement de la discipline. Aussi, quelques années plus tard, en 863, l'évêque de Metz, Advence, obtenait que l'abbaye fut retirée au comte* pour être confiée à un clerc du nom de Betton', que l'on trouve en fonctions au mois de novembre 864 ^ Cette mention do Bivin en. 863 est la dernière que l'on possède de lui. Il n'était peut-être pas mort en 86o, quoi qu'en dise Gingins avec son inexactitude habituelle'', mais l'était certainement en 869, date à laquelle Hincmar accole à son nom l'épithète de « quondam ' ».

Quant aux ancêtres de Richard et de Bivin, ils sont demeurés inconnus. Gingins a voulu faire de ces deux personnages les fils d'un « comte Richard plus ancien, proviseur des fiscs royaux de Charleraagne vers la fin du viii" siècle® ». Un Richard remplit en effet ces fonctions à l'époque indiquée''. Mais tandis que le père et l'oncle de Boson avaient leurs possessions, semble-t-il, dans la Lorraine actuelle, c'est dans l'ouest au contraire que s'exerce surtout l'activité du Richard, « proviseur des villas ». 11 faut en effet très vraisemblablement l'identifier, comme l'a fait Mabillon*, avec le comte Richard qui en 782 assiste à un plaid royal tenu àQuierzy, pour juger de la revendication, par l'abbé de Saint-Denis, do biens sis dans le Talou^ C'est le même encore (j[ui, en 783, remplit avecWilbert, plus tard archevê(iue de Rouen, les fonctions de

1. Charte d'Advence citée n. 3 : « Expositis privilegiis et cartulis « ([uibus sacer lociis nitebatur, a potestate illicitae dominationis eruere « festinavi. » — Un autre Bivin fut abbé de Gor/.e à la fin du i.\^' siècle {Carlvl. de (iorze, n"^ 77 et 8'j).

2. Sans doute celui qui fut chargé d'une mission auprès de Charles le Chauve par le même Advence, dans le courant de cette année 86;> ou en 86'i (Mansi, t. XV, p. 371 ; Jakké, n" 2768). — Cette conjecture a été également indicjuée par M. Parisot, op. cit., p. 255, n. 1.

■i. Échange entre Ansbald, abbé de Priim, et Belton, abbé de Gorze. {Carlid. de Gorze, n" 61).

'i. linsonides, p. .'59. Il s'appuie non sur le diplôme de Lothaire 11 de 865, comme il le dit inexactement, mais sur l'acte de tradition de Villance au monastère de Priim, ([ui figure à la suite des extraits du ('art. de Priim, publiés par MAKTi;NE et Durand {Atnpl. Co/L. t. 1, p. 175) ; mais l'épithète de « quondam )> a été rajoutée dans l'acte en (luestion par Gingins, qui interpole volontiers les textes qu'il cite, et ne figure pas, en réalité, dans le document publié par les deux bénédictins.

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