ARTICLES D'IMPORTATION
Acier en barres.
Ail confit de Chine.
Alun.
Baïonnettes. .
Bière.
Bijouterie.
Bleu de Prusse.
Boites du Japon.
Brandy.
Camphre.
Cannelle.
Canons.
Carreaux de Chine.
Casimir rouge, vert.
Clous.
Clous de girofle.
Couleurs.
Coutellerie.
Ci/ivre blanc et jaune de Chine.
Draps rouges et verts.
Eau de Cologne et articles de parfumerie.
Encens.
Encre de Chine.
Essence de sandal.
Parapluies.
Faïences.
Parasols.
Farine de froment.
Paravents.
Fcr-blanc.
Photographies.
Feuilles de cuivre.
Porcelaines.
Fil de coton.
Poudre.
Fils d'or et d'argenl.
Quincaillerie européenne.
Fusils.
Rhum.
Gin.
Savon.
Grenaille.
Serrures.
Horloges de Chine.
Soieries de Chine.
Huiles de Chine.
Tabac chinois.
Images.
Thé.
Indiennes.
Toile de coton.
Langoutis (vêlement siamois).
Toile à voiles.
Lunettes.
Vases dor et d'argent de Chine
Minium.
Velours.
Miroirs.
Vermillon.
Objets de curiosité.
Verreries.
Opium.
Viti'es.
Outils d'Europe.
Vin.
Pajrier.
Zinc.
Papier-amadcu.
Les productions végétales du pays, dont il est fait un commerce important, sont le bois de teck (ou bois incorruptible), la cannelle, Thuile de térébenthine, le sandal rouge, les résines, le gingembre, le poivre, le tabac, le café, le coton,
le sucre, le benjoin, le bois d'aigle, le cardamome, la
gommc-gutle, la gutta-percha, les vernis, l'indigo et différentes espèces d'huiles dont la plus recherchée est l'huile de coco. Parmi les objets formant la base du commerce sianîois, soit à l'exportation, soit à l'importation, il en est quelquesuns dont l'introduction en Europe, et surtout en France, demande à être particulièrement favorisée : tels sont le riz, le
bois de teck, le colon, Tindigo, les bois de teinture, l'ivoire, l'ébéne, etc. Ces articles, si précieux pour la marine, les arts etrindustrie, doivent nécessairement accroître notre corn* merce avec les Indes, lorsque le canal de Suez, complètement ouvert aux transactions de l'Europe, aura mis en communication directe la MéditeiTanée et l'océan Indien. Cet avenir est heureusement rapproché, puisque, dans moins de deux ans, le canal dû à l'initiative courageuse et persévérante d'un Français dont le nom est devenu européen,
M. Ferdinand de Lesseps, sera entièrement livré aux bâtiments de commerce du monde entier.
La meilleure preuve que les productions du royaume de Siam sont précieuses à plus d'un titre, c'est que le gouvernement siamois a conclu avec la plupart des Puissances de l'Europe des traités de commerce ; les principaux sont ceux qu'il a signés avec le Portugal et ensuite les États Unis, l'Angleterre et la France ; ce dernier traité, négocié par M. C. de Monligny, en 1856, est le plus complet des trois; il a réellement ouvert le commerce de ces contrées à l'Europe, et rétabli entre les deux nations des rapports dont la première origine remonte, comme on sait, au règne de Louis XIV. — Ajoutons que l'Autriche va envoyer à Siam une mission présidée par l'amiral baron WuUerstorf, ancien ministre du commerce à Vienne, pour conclure avec le gouvernement de ce pays un traité de commerce et d'amitié.
La France est déjà en relations suivies avec le royaume de Siam, ainsi que l'indique le tableau suivant :