A L EXPOSITION MARITIME INTERNATIONALE M HAVRE
n nous reste maintenant à faire connaître quels ont été les résultats obtenus à l'Exposition maritime du Havre.
Les articles envoyés à cette Exposition se composaient, indépendamment des réductions de barques royales et des filets et engins de pèche, de plusieurs articles qui avaient figuré à l'Exposition universelle, quoique déjà offerts en dons a de hauts fonctionnaires et à des établissements publics.
Les filets de pèche ont été, comme à Paris, l'objet de l'admiration des membres les plus compétents du jury qui a accordé au Siam la plus élevée des récompenses, consistant en un Diplôme d'honneur et une médaille dor.
Au surplus, nous ne pouvons mieux faire que de reproduire ici un extrait d'un ouvrage publié par M. Félix Ribeyrc, rédacteur en chef du Courrier du Havre.
Ce royaume, dont on a tant parlé depuis l'ambassade envoyée par Louis XIV, a aujourd'hui des droits légitimes à l'admiration de lous, par ses institutions et ses productions vraiinenl dignes de la réputation trop tardive qu'il a su se faire à l'Exposition universelle de Paris de 1867 où il a obtenu les plus hautes récompenses.
M. À. de Gréhan, consul général de S. M. le Roi de Siam à Paris, a bien voulu confier à l'Exposition du Havre les parties les plus
earieoKs de FeoToi (ait par son SooTerûi. Celte r^Hyiiim ci^isle d ab>rd en enpas de pkhc de la plos grande laleur.
Les bottines compétents ont recowni une sepÀîorilë telle chei les pr3dDits siamois, qa'oa leur a décerné la plus grude reoMnpense. Les filets earo:«éetts ne peuvent sootenir b eomponison av^ les £lets de pêche siamois, — leur falwication est loole spécLle et eonUrte en mailles formées pair nn certain noeud plat qui il^ile to'jle torsion au filM« et dont l'ensemble est reoooferl d*an en* d'iii maliéible résisiant victoriensement i la détérioration de Tean.
Ce» enduit, entièrement inconnu, édia|^ à Tanalyse de nos sasants : rien jusqu'à présent n*a pu faire déoourrir sa composition, et ce serait un grand progrès pour nos pècbenrs que de pouvoir s*en servir; nous ne doutons ps que b bienrediance des Samois vienne nous éclairer a ce sujet, cl nous mettre a même de profiter de leor excellent procédé. M. de Grëhan, si dévoué aux inlèrtts de tons, emploiera sa hante influence pour nous acquérir ce trésor si digne d'en vie.
A c6té de ces filets remarquables, et d'une foule d'autres produits de l'industrie siamoise, on a pu admirer les magnifiques em barcations envoyées par S. M. le Roi de Sbm, et offertes en son nom au Prince Xapoléon et â Son Exe. M. Kouher. Rien ne peut donner une idée de l'originalité de leur construction et de b richesse de romemeolation que l'imagination siamoise leor a prodiguée. Ces petits modèles sont des réductions des grandes embarcations servant dans les cérémonies d'apparat où le Roi de Sbm se montre â ses sujets.
Nous savons qu*une haute récompense a été destinée à S. M. le suprême Roi de Siam, et nous y applaudissons d'autant plus que nous sommes personnellemait les admirateurs des magnifiques produits qu'il a envoyés à noire Exposition du Havre, par Tintermédiaire bienveillant de son consul général à Paris, M. A.
p. BIlBTaE.