VISION FLEURIE I
Le baume des rosiers, en ce matin d'avril. Honorai L la splendeur du parc et du couvtil, Paradis lleuronnés de corolles décloses;
Et des seigneurs, jaloux de mourir en aimant.
Extasiés, contaient fleurette galamment
A des femmes en fleur, ])lus belles cpie les roses.
LES AIMÉES
Jadis, favorisé des hommes et des Dieux Le bon Ronsai-d aima les femmes et la Gloire. Aux rives de la Seine et de la molle Loire Il confia plus d'un secret mélodieux.
Il chercha dans l'accueil indulgent des grands yeux Le gain de son labeur, le prix de sa victoire, Le rayon qui tombé sur sa lyre d'ivoire Illuminait d'amour son verbe impérieux;
LES AIMEES
Heureux Pétrarque, amant d'une Laure divine! Les palmes que décerne une main féminine. Furent, aux siècles d'or, le loyer des beaux vers.
Gloire à Ronsard, vainqueur de tant d'f"imes charmées! Sur son tombeau, le geste amoureux des aimées Unit le myrte pâle aux lauriers toujours verts.