‹ Le rythme de la vieChapitre 9 sur 85 · AMOUR D'ÉTÉ · texte numérisé non relu

AMOUR D'ÉTÉ

A l'ombrage, sous l'ormeau, L'on y danse, l'on y danse.

Chanson d'autrefoU,

Au mois de juin, dans un pré vert elle dansait Gaiement, docile aux sons d'une musique tendre ; Passant par là, Ronsard, oublieux de Cassandre, Écouta le flageol, qui sous l'ormeau jasait.

Quand le froment blondoye, il n'est point de lacet Que la chaleur du jour n'oblige à se détendre ; Lors, un regard distrait peut aisément surprendre Ce qu'une vierge sage enclôt dans son corset.

AMOURD'ÉÏÉ 23

Les couples, que le bal marie et démarie S'éparpillaient, parmi la vermeille prairie, Vers la rivière courbe, autour des peupliers ;

Et Ronsard, au penchant d'une rive fleurie, Aima, dans la saison où les cœurs sont liés, Une fille d'Anjou qui se nommait Marie.

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