‹ Le rythme musicalChapitre 1 sur 32 · NOUVELLE ÉDITION. - PRIX NET : 4 FRANCS · texte numérisé non relu

NOUVELLE ÉDITION. - PRIX NET : 4 FRANCS

Paris, Heugel Fils et G"

— î-(ïs-5^e%€:<<K — Monsieur,

Le principe fondamental de votre métliode qui consiste « dans la continuelle mise en activité des facultés iutellectuellcs de l'ôlùve », est aussi rationnel qu'excellemment fécond.

On a eu tant à souffrir dos inconvénients de toute espèce qu'importe la routine dans l'enseignement du piano, qu'il était opportun d'y remédier, et nous savons de reste que, moyennaut les errements d'usage, ou ne réussit qu'à former des légions d'automates fastidieux, auxquels on peut, sans injustice, préférer l'habileté et le charme des pianos mécaniques, — invenlion progressive — dont, pour ma part, je recommanderais volontiers l'emploi exclusif à beaucoup de prétendus planistes.

Pour obtenir des résultats moins décevants, il faudra résolument en appeler à l'intelligence et des élèves des maîtres, se conformer à votre métliode en associant à l'exercice du mécanisme les plus nobles facultés de l'âme humaine, et pourvoir à leur prédominance légitime. En conséquence, l'enseignement simultané des l'otions d'harmonie et des éléments constitutifs de la musique avec celui des procédés du doigté devient iiidispensable.

L'étude manouvrière du clavier n'est profitable à la bonne pratique de l'art qu'à la condition d'y joindre d'autres ingrédients. Dès le commencement des études de l'élève, il importe de le familiariser avec les tonalités, la transposition, le rythme, etc., et à cet effet on ne saurait trop conseiller de mettre à la fois l'intelligence en jeu et la plume à la main. l)e même qu'on apprend aux enlauts à lire et à écrire des mots, il est nécessaire d'apprendre à lire et à écrire des accords à tous ceux qui s'appliquent à la musique, sous peine de les voir se décourager ou s'hôbéter d'une façon plus ou moins laborieuse.

Cette règle si simple et d'une utilité si évidente n'est suivie que par exception (et parfois trop tard) jusqu'ici. Aussi voyons et cutemlons-nous, hélas 1 de toutes parts les déplorables effets de l'ignorance nmsicale qui provient du manque d'iiabitude de la notation.

En espérant que votre étude contribuera efficacement à établir la pratique raisonnée et générale de ['écriture parmi les pianistes, je vins prie d'agréer, Monsieur, avec les meilleurs vœux pour le succès de vos effoiits, l'assurance de mes sentiments d'estime et de considération très distingués.

Rome, 14 janvier 18Ci. F. Liszt.

Monsieur, Je viens vous remercier d'avoir bien voulu m'envoyer votre Ré/orme. Je parcours ses pages et j'y trouve tout le mérite que mes confrères artistiques lui accordent : je me joins donc à eux de bon droit et de tout cœur. Je trouve votre idée — d'enseigner l'harmonie à tous vos élèves, de leur donner la faculté si rare de comprendre et de manier l'harmonie, tout en apprenant à manier le clavier — excellente, et je vous souhaite bien des succès.

Agréez, Monsieur, l'assurance de toute ma considération.

Leipzig, le 18 décembre 1863. Ionace Moschelès,

Professeur au Conservatoire de Leipzig.

yousicur, J'ai cxamiié avec beaucoup J'altenlion votre ouvrajrc intéressant et ingénieux : Ri-forme clans l'enseignement du piano. Je m'associe Je grand coeur à mes illustres collègues de l'aris, qui ont été frappés comme moi de la jiisicsse de vos obscrvalions et de l'admirable simplicité et clarté de vos exercices, dont les élèves pourront eux-nicmes varier les /ormes à l'infini en suivant vos excellents conseils.

En vous souhaitant tout le succès que votre travail mérite, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les plus distingués.

Londres, 10 novembre ISîS. JiLES Bknedict (de Londresj.

Monsieur, Je partage complètement l'opinion émise par mes amis et collègues, MM. Mahmontel et Mathias, sur votre Réforme dans ienscionement du piano. Je viens donc vous olTrir mon contingent de félicitations et de remerclmeuts. Oui, Monsieur Lnssy, votre Petite Biolk est de nature à former en peu de temps de bons pianistes et musiciens tout à la fois (chose qui n'arrive pas souvent par le temps qui court]! Du succès et du bonheur dans cet art qui me lient à cœur, voilà ce que vous souhaite

Votre admirateur, C. llossi.xi.

Cher Monsieur,

Après avoir lu avec beaucoup d'attention et d'intérêt votre ouvrage sur la Ré/orme dans l'enseignement du piano, je viens vous féliciter sincèremeut de votre heureuse idée, espérant que les professeurs et les élèves voudront bien vous seconder.

Décevez, Monsieur, l'expression de ma parfaite considération. S. TuAi.nEno.

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