CARACTÈRES DU RYTHME NODAL CHEZ LE LAPIN
Nous avons souligné dans le premier chapitre de ce travail l’absence à peu près complète de renseignements que la littérature apporte sur les caractères du rythme nodal chez le Lapin. Rares sont les expérimentateurs qui ont essayé d'obtenir quelques précisions en expériences aiguës, plus rares encore ceux qui ont eu le privilège de suivre dans le temps l’évolution d’un tel rythme chez cet animal.
L'intérêt de cette étude est double. D’une part elle doit permettre de préciser les caractères d’un rythme dont on désire connaître les modifications ultérieures sous l’influence du système nerveux extrinsèque et des agents pharmacodynamiques. D’autre part, elle complète l’étude précédemment entreprise sur le même sujet et dans les mêmes conditions, chez le Chien, par F. JourDAN, R. FROMENT et Ch. Fixas et permet d’utiles et intéressantes comparaisons entre le comportement des deux espèces.
La fréquence dans le rythme nodal.
La plupart des auteurs qui ont étudié le rythme nodal, qu'ils l’aient fait du point de vue clinique comme GALLAVARDIN et GRAVIER (1921), ou physiologique comme Eysrer et MEEx (1916), F. Jourpan, R.FRo- MENT (1941-1950), s'accordent pour placer au premier rang des signes caractéristiques de ce rythme la diminution de la fréquence cardiaque.
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Celle-ci ramenée à 40 ou 50 systoles par minute dans les bradycardies nodales humaines, se fixe chez le Chien entre 74% et 35% de sa valeur primitive selon Eysrer et M£ex, 60 à 70% selon F. Jourpax, R. FRo- MENT et Ch. Finas. Elle s’explique classiquement par la transmission de la commande cardiaque de la région sinusale au nœud de TAwaARA qui induit une fréquence beaucoup moins élevée.
On pourrait s'attendre à ce que le phénomène se manifeste de façon encore plus spectaculaire chez le Lapin en raison de la fréquence élevée de son cœur.
De fait lors de la pose et du serrage des ligatures destinées à exclure le sinus avant son excision, nous avons toujours noté un important ralentissement dont il est fait mention dans les protocoles opératoires des expériences du 27 août 1947 (L.12), du 29 août 1947 (L.14), en raison de l’importance toute particulière qu’y prend ici cette réduction.
Les enregistrements électrocardiographiques faits immédiatement après l’intervention témoignent de celle-ci compte tenu du ralentissement imposé au cœur par la morphine et le Dial utilisés dans l’anesthésie.
:: On trouve récapitulés dans le tableau n° I les premiers résultats obtenus à la suite de l’établissement du rythme nodal.