‹ Le sacramentaire d'AutunChapitre 1 sur 8 · A. LÉVY, ÉDITEUR, 13, RUE LAFAYETTE · texte numérisé non relu

A. LÉVY, ÉDITEUR, 13, RUE LAFAYETTE

Une gracieuse communication de Mgr Perraud , évêque d'Autun, m’a permis d’examiner à loisir un des plus curieux manuscrits de l’époque carlovingienne, un sacramentaire dont il n’existe encore aucune description complète, quoiqu'il ait été cité par un assez grand nombre d’auteurs, tels que dom Martène et dom Durand, en 1717 * ; l’abbé Devoucoux, en 1848 2 ; Libri, en 1849 3 , et le comte Auguste de Bastard, en 1861 4 .

L’occasion m’a paru favorable pour faire connaître un volume qui intéresse autant l’histoire de la peinture que celle de la paléographie. L’importance qu’il convient de lui attribuer tient, en grande partie, à deux circonstances que j’essayerai de mettre à l’abri de toute contestation, mais qui ont été déjà très nettement indiquées par mes devanciers : c’est que ce sacramentaire a été, selon toute apparence, exécuté au milieu du ix* siècle, par les soins d’un abbé de Marmoutier, et qu’il présente beaucoup d’analogie avec la bible offerte à Charles le Chauve par le comte Vivien , abbé de Saint-Martin de Tours. Le premier point a été suffisamment établi , dès l’année 1847, par l’abbé Devoucoux 5 , et j’ai peine à m’expliquer que dans un très savant livre, récemment publié, le sacramentaire d’Autun ait été rapporté à l’abbaye d’Elnon 6 . Quant à la ressemblance avec la Bible de Charles le Chauve, M. le comte de Bastard l’avait constatée sans la moindre hésitation 7 , uniquement d’après une notice et des calques qui lui avaient été envoyés d’Autun.

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