CHAPITRE XXXIII
LE CULTE PERPÉTUEL D'HONNEUR ET DE RÉPARATION ENVERS LE SACRÉ CŒUR DE JÉSUS.
Comme on a pu le voir dans les chapitres précédents, la Société des Missionnaires du Sacré-Cœur dirige tous ses travaux et ses efforts vers un seul but: établir dans le plus grand nombre d'àme> possible l'aimable et salutaire dévotion au très saint et très adorable Cœur de Jésus.
On appréciera mieux l'importance de ce but si l'on se fait une juste idée de cette dévotion.
Par sa nature, elle l'emporte assurément sur toutes les autres, car elle s'adresse à l'objet le plus auguste, au Cœur sacré du Verbe Incarné; elle provoque les actes les plus parfaits de la vertu de religion; elle a pour fruit immédiat et pour pratique habituelle le pur amour de Dieu, qui est le premier et le plus grand de tous les préceptes (1), la vertu d'où les autres reçoivent leur prix (2), le résumé substantiel de toute la religion (3), l'essence de la sainteté (4).
L'àme, en effet, éprise d'une vraie dévotion au Sacré Cœur de Jésus, n'aspire plus qu'à se donner et à se dévouer sans réserve à ce divin Cœur. En pensant à ses grandeurs infinies, elle voudrait s'anéantir pour Lui; en contemplant ses incompréhensibles miséricordes et les ineffables mouvements de son amour pour les hommes, elle est transportée de la plus vive reconnaissance et voudrait pouvoir se consumer à son service; au souvenir de
(1) Diliges.... hoc est primum et maximum mandatum. (Matth., XXII. 38).
(2) Si charitatem auem non habuero, nihil sum. (I Cor., XIII, 2).
(3) In his duobus mandatis univer.sa lex pendet et prophetae. (Matth., XXII, 40).
(4) Charitatem habete, quod est vinculum perfectionis. (Col., III, 14).
ses indicibles souffrances endurées pour notre salut, elle voudrait s'immoler en retour; à la vue de l'indifférence, des froideurs, des outrages dont on paie son amour et ses bienfaits, elle voudrait les laver de ses larmes et les expier dans son sang. En un mot le Cœur de Jésus est devenu et tend à devenir de plus en plus, l'objet préféré de ses pensées, le centre de ses affections et son unique trésor (1): il lui est tout en toutes choses (2), et bientôt elle se sera comme assimilé ses sentiments (3) et sa vie (4).
Comme il est facile de le comprendre, dans une telle âme le divin Cœur se trouve aimé, honoré, consolé au gré de ses désirs; il règne en maître souverain, et du seul règne auquel il aspire en ce monde (5). Pour l'àme elle-même, la pratique de cette dévotion, telle que nous venons de la dépeindre, c'est-à-dire ardente, solide et profonde, est-ce autre chose que la perfection chrétienne, puisqu'elle en a toutes les dispositions et en exerce les actes?
Qu'on rende donc universelle cett? admirable dévotion, et voilà Dieu vraiment glorifié par tous les hommes et régnant dans tous les cœurs; voilà le triomphe assuré de la sainte Eglise, la multiplication des saints, le salut des âmes et le remède aux maux de notre époque!
Ainsi comprise, la dévotion au Sacré-Cœur, quintessence de notre divine Religion, est bien réellement la plus excellente des dévotions, et en travaillant à la répandre on ne saurait faire rien de plus profitable à la société, de plus salutaire aux âmes, de plus utile à l'Eglise, de plus glorieux à Dieu.
Il semblerait que les œuvres, entreprises par la Société des Missionnaires du Sacré-Cœur et exposées dans cet ouvrage, devraient suffire, si elles recevaient tout leur développement, pour assurer sur toute la terre et dans toutes les âmes, le triomphe de notre chère dévotion: elles embrassent, en effet, toutes les classes, et convergent vers ce même but. Cependant nous avons cru qu'à cet ensemble d'œuvres il en manquait une, qui les reliât entre elles et leur donnât leur complément; c'est cette œuvre spéciale
(1) Ubi est thésaurus tuus, ibi est et cor tuurn. (Matth,, VI, 21).
(2) Omnia et in omnibus Christus. (Col., III, 11).
(3) Hoc sentite in vobis quod et in Christo Iesu. (Philip., II, 5).
(4) Mihi vivere Christus est. (Philip., I, 21).
(5) Regnum Dei intra vos est. (Luc, XVII, 21).
que nous venons proposer sous le nom de Culte perpétuel d'honneur et de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus.
Présenté le 25 mars 1874 aux âmes pieuses d'fssoudun et de l'Association de Notre-Dame du Sacré-Cœur, le Culte Perpétuel s'est établi aussitôt; et le voilà qui se développe rapidement, portant avec lui des trésors de grâces.
Nous ferons connaitre dans ce chapitre les motifs, la nature, les avantages et le formulaire de ce Culte si simple, si opportun, si riche et si agréable, nous en avons la certitude, au Cœur sacré de Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Motifs du Culte perpétue! d'honneur et de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus.
Nous en indiquerons trois : couronner les œuvres précédentes en enseignant la pratique de la dévotion au Sacré-Cœur; — atteindre la fin principale de cette dévotion qui est la réparation; — répondre aux pressants désirs de Notre-Seigneur lui-même.
1.° V Archiconfrérie de Notre-Dame du Sacré-Cœur a pour terme, il est vrai, en s'adressant universellement à tous les fidèles, de conduire les âmes au Cœur de Jésus; mais sa fin immédiate et directe étant de rendre un culte spécial à Marie, sous le titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur, elle n'est qu'un moyen éloigné et indirect, bien que très efficace et très puissant, pour propager la dévotion au Sacré-Cœur. L' Agrégation des Prêtres séculiers, le Tiers-Ordre du Sacré-Cœur, la Congrégation des Enfants du Sacré-Cœur et de Notre-Dame du Sacré-Cœur sont, sans doute, des moyens directs de répandre la dévotion au Sacré- Cœur; mais ce ne sont que des moyens particuliers, puisque chacune de ces œuvres n'est destinée qu'à une classe spéciale de la société. La Petite-Œuvre elle-même, malgré son intérêt général, n'est encore qu'une œuvre particulière et ne travaille que d'une manière éloignée à propager la dévotion au Sacré-Cœur, en lui préparant des apôtres.
11 fallait donc une œuvre qui eût à la fois un caractère unirersel et qui travaillât directement et immédiatement au triomphe de la dévotion au Sacré-Cœur en proposant les pratiques les
plus capables de lui donner toute sa perfection dans les âmes: c'est là le but du Culte Perpétuel.
Cette œuvre se distingue par conséquent des précédentes comme le fruit se distingue de l'arbre, de sa racine et de ses branches; tandisque ces autres œuvres travaillent à implanter la dévotion au Sacré-Cœur, à en déposer les principes et les semences dans les cœurs, le Culte Perpétuel vient la développer, la fortifier, lui faire produire tous ses fruits en indiquant et réglant sa pratique. Ainsi eu faisant atteindre plus parfaitement à nos autres œuvres leur fin suprême, qui est le règne du Cœur de Jésus sur la terre, le Culte Perpétuel est bien leur couronnement, et grâce à lui, les innombrables associés de Notre-Dame du Sacré-Cœur, nos Prêtres agrégés, les membres de notre Tiers-Ordre, les enfants qui fout partie de la Congrégation du Sacré-Cœur et de Notre-Dame du Sacré-Cœur, unis dans ce Culte Perpétuel d'honneur et de réparation, ne forment plus qu'une immense famille, qu'un seul peuple au milieu duquel le divin Cœur se trouve honoré en esprit et en vérité (1) et où il a établi son règne de paix et d'amour!
2.° Le dernier mot de la dévotion au Sacré-Cœur, c'est la réparation qui lui est due pour tous les outrages qu'il n'a cessé et qu il ne cesse encore de recevoir de la part des hommes.
La somme de ces outrages étant incalculable, les amis du Cœur de Jésus doivent s'unir de toutes parts pour les réparer, et, dans ce but, nous faisons appel à nos quinze millions d'associés de l'Archiconfrérie de Notre-Dame du Sacré-Cœur, à tous les membres de nos autres œuvres, à tous les pieux fidèles pour embrasser la salutaire pratique d'un Culte Perpétuel d'honneur et de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus.
3.° Le désir formel de Notre-Seigneur Jésus-Christ est de voir s'établir partout et toujours un culte de réparation en l'honneur de son divin Cœur.
Écoutons la Bienheureuse Marguerite-Marie:
« Cet aimable Cœur m<> fut représenté avec ces paroles : J'ai « une soif ardente d'être aimé des hommes dans le Très Saint « Sacrement, et je ne trouve presque personne qui s'offre selon « mon désir de me désaltérer, en usant envers moi de quelque « retour (2). »
(1) la spiritu et veritate oportet adorare. (Ioan. . IV, 24).
(2) Œuvres de la B. Marg. -Marie, t. II, p. 328.
Un autre jour, parlant de l'ingratitude des hommes à son égard, il lui dit :
« Ils n'ont que des froideurs et du rebut pour tous mes em- « pressements à leur faire du bien. Mais, du moins, donne-moi ce « plaisir de suppléer à leur ingratitude autant que tu en pourras « être capable (1). »
Dans la célèbre apparition de l'octave de la Fête-Dieu, Jésus lui demande qu'on établisse une fête en l'honneur de son Cœur, et que l'on fasse une communion ce jour-là et une amende honorable pour réparer les outrages qui lui sont faits.
Ce culte de réparation, Notre-Seigneur ne l'a pas demandé seulement à notre Bienheureuse, il l'a demandé aux anges; et il v a, « oien haut dans la gloire, des séraphins destinés à rendre un continuel hommage au Sacré Cœur de Jésus, pour réparer les arriéres amertumes que ce divin Cœur a souffertes et souffre encore au Très Saint Sacrement par l'ingratitude et la froideur des nôtres (2). »
Si les anges réparent continuellement dans le ciel les ingratitudes dont les hommes se rendent coupables sur la terre envers le Cœur Sacré de Jésus, ne devons-nous pas établir parmi nous ce culte perpétuel d'honneur et de réparation?
Donc, en proposant aux fidèle <, et spécialement aux membres de nos œuvres, la pratique d'un culte perpétuel d'honneur et de réparation envers le très adorable Cœur de Jésus-Christ, nous réalisons le souhait le plus ardent de Notre-Seigneur.
Nature du Culte perpétuel d'honneur et de réparation envers le Sacré Cœur de Jésus.
En quoi consiste ce culte ? Quelle est son organisation ? Quelles sont ses pratiques?
(1) Œuvres de la B. M.-.U., t. H, p. 38?.
(2) Œuvres de la B. M.-M., t. II, p. 95).
Nota. — En écrivant à la Mère Greyfié, la Bienheureuse Marguerite-Marie lui disait: « /; (Notre-Seigneur) demande une réparatrice , qui demandera très humblement pardon à Dieu de toutes les injures qui lui sont faites au très saint Sacrement de l'autel. » Œuvres de la B. M.-M., t. 2, p. 123.
1. — Et d'abord en quoi consiste ce culte d'honneur et de réparation?
Il consiste principalement à offrir chaque jour au Sacré Cœur de Jésus toutes les puissances de notre esprit, tous les mouvements de notre cœur, toutes nos action», nos prières et nos peines, en esprit d'adoration et de réparation: toute la substance de la dévotion au Sacré-Cœur est là.
Cette pratique n'impose aucune obligation sous peine de péché; elle ne demande que de l'amour, de l'amour pour le Cœur de Jésus; toutes nos œuvres, quelque communes qu'elles soient, même les plus indifférentes, deviennent des actes d'amour, dès qu'elles sont faites avec l'intention de plaire à Notre-Seigneur.
Or, cette intention, nous pouvons la former d'une manière générale dès le matin, et la renouveler de temps en temps durant le jour; toutes nos œuvres, faites ainsi pour le Sacré-Cœur, deviendront des actes méritoires pour notre propre sanctification et pour la sanctification des autres.
Pour faciliter aux âmes la pratique de ce culte, voici ce qui est proposé: Chaque jour de la semaine est destiné à rendre au Cœur de Jésus un culte spécial d'honneur et de réparai ion dans l'ordre suivant :
Lundi. — Culte de Y Adoration.
Mardi. — Culte de l'Amour.
Mercredi. — Culte de Y Action de grâces. Jeudi. - Culte de la Compassion.
Vendredi. — Culte de Y Expiation.
Samedi. — Culte de Y Union.
Dimanche. — Culte de la Supplication.
Cela veut dire que le lundi on offre tout au Sacré-Cœur en esprit d'adoration, et pour réparer la coupable indifférence des âmes qui oublient d'adorer Notre-Seigneur, ou qui l'outragent au lieu de l'adorer.
Le mardi, c'est la pensée de l'amour de Notre-Seigneur qui domine; l'amour de son divin Cœur est l'élément dans lequel on agit toute la journée. Le mercredi, c'est la reconnaissance pour
les bienfaits reçus et la réparation des ingratitudes, etc Il y a
donc pour tous les jours de la semaine comme un sceau, que nous
appliquons sur chacune de nos œuvres, et qui leur donne, ce jour-là, le caractère réel d'actes d'adoration ou d'amour, d'actes de reconnaissance, d'expiation, de suplication, etc., et tout cela est offert en hommage et en réparation au Sacré-Cœur.
2. — Mais quelle est l'organisation extérieure de ce culte, et comment le rendre perpétuel ?
On peut, sans aucun doute, organiser pour soi-même le culte perpétuel en prenant chaque jour le culte qui lui correspond; c'est là l'ess°ntiel, et de cette manière le Culte Perpétuel est accessible à tous: mais, pour jouir de la promesse que Notre- Seigneur a faite de se trouver au milieu de ceux qui se réunissent en son nom, il vaut mieux former des séries de huit personnes, qui se partagent entre elles les divers cultes à rendre au Sacré-Cœur. Chaque série sera un cercle perpétuel dans lequel le Cœur de Jésus ne restera jamais sans recevoir quelque hommage.
Nous disons des séries de huit personnes et non de sept (1), quoiqu'elles n'aient que sept cultes à se distribuer; mais ce nombre de huit est nécessaire, pour que l'on puisse chaque semaine changer son jour et sa fonction auprès du Sacré-Cœur.
L'exemple suivant fera tout comprendre. Nous donnons les noms de huit personnes, et la suite naturelle des changements qui se produiront; le numéro indiquera le quantième du mois.
de V Adoration.
de l'Amour.
de V Action de grâces.
de la Compassion.
de l'Expiation.
de l'Union.
de Y Adoration.
de l'Amour.
d'Action de grâces.
1er
Juin.
Lundi.
Marie,
culte
Mardi.
Joséphine,
culte
Merc.
Marguerite,
culte
Jeudi.
Madeleine,
culte
Vend.
Marthe,
culte
Sam.
Thérèse,
culte
Lundi.
Angèle,
culte
Mardi.
Marie,
culte
Merc.
Joséphine,
culte
Jeudi.
Marguerite..
On conçoit qu'en continuant que personne aura un jour dans
toujours de cette manière, chala semaine, et chaque semaine
(1) Ce mode d'exercer le culte perpétuel est surtout praticable dans les séminaire;, dans les maisons religieuses et les pensionnats parmi l^s prêtres d'une même contrée, les fidèles d'une même paroisse. C'est lorsque la formation des séries n'est pas possible qu'on doit s'en tenir au culte perpétue' privé.
elle changera de jour et de rôle auprès du Sacré Cœur de Jésus; ce sera un cercle sans fin, un culte perpétuel. Quelle est l'àme pieuse qui ne trouvera pas dans sa famille ou parmi ses connaissances sept personnes pour établir avec elles le culte perpétuel du Sacré-Cœur?... Dans les pensionnats et les communautés surtout, rien de plus facile que de prendre l' initiative et de se mettre en tète de la liste comme chefs de série; on aura bientôt le nombre voulu. En attendant que la série soit complète, une personne peut prendre deux jours.
Le jour où l'on remplit son office, on porte le nom de Réparateur ou de Réparatrice. Ce jour-là on agit au nom de toutes les personnes qui composent la série. On entre en charge le matin, au premier réveil, en s'offrant généreusement au Cœur Sacré de Jésus pour remplir auprès de lui la fonction qu'on a eu le bonheur de recevoir en partage, et l'on reste dans cette douce fonction jusqu'au lendemain à la même heure.... Le sommeil luimême, s'il est pieusement offert à Notre-Seigneur, ne peut pas interrompre cette sublime mission que l'on remplit; chaque respiration devient un acte méritoire; le corps est endormi, mais le cœur veille et chacun de ses battements est comme un acte d'amour envers le Sacré-Cœur.
3. — Pratiques spéciales proposées à la piété du réparateur ou de la réparai rice.
Ces pratiques, unies à l'offrande du matin dont nous avons parlé au n° 1, sont les exercices les plus agréables au Cœur de Jésus, et forment le fond principal de cette dévotion. Une àme qui s'attache à les accomplir dans toute leur perfection ne peut rien faire de plus efficace pour honorer le Sacré-Cœur et arriver à la plus haute sainteté.
Sainte Messe. — Assister à la Messe en esprit de réparation selon le culte du jour, honorant le Cœur de Jésus comme victime du monde. Notre-Seigneur recommanda à la Bienheureuse Marguerite-Marie d'assister à la sainte Messe avec les dispositions de sa sainte Mère au temps de sa Passion (1).
Sainte Communion. — Faire la sainte communion en esprit de réparation selon le culte du jour. Se faire inscrire dans l'Association de la Communion réparatrice établie au couvent de la
(1) Œuvres de la B. Marg. -Marie, t. 1. p. 100.
Visitation à Paray-le-Monial ; il y a indulgence plénière une fois chaque semaine. Nous voyons dans la vie de la Bienheureuse l'ardent désir du Cœur de Jésus de la voir communier souvent (1).
Communion spirituelle. — Faire de fréquentes communions spirituelles. Le seul désir de la sainte communion est si agréable au Cœur de Jésus, qu'il dit un jour à la Bienheureuse que ses désirs de communion lui plaisaient si fort que, s'il n'avait pas établi le sacrement d'Eucharistie , il l'établirait pour la satisfaire (2).
Visite au Sacré-Cœcr. — Se plaire à visiter le Sacié-Cœur, réellement présent dans la très sainte Eucharistie. La Bienheureuse y passait tout le temps qu'elle avait de libre et Notre-Seigneur lui fit savoir combien cela lui était agréable (3).
Chemin de la Croix. — Faire le chemin de la Croix vers trois heures de l'après-midi s'efforçant, à chaque station, de rendre au Sacré-Cœur le culte du jour. Notre-Seigneur, en montrant à la Bienheureuse son Cœur environné des intruments de sa Passion, nous enseigne que le souvenir et le culte de son Cœur ne doivent pas être séparés du souvenir et de la méditation de sa Passion (4).
Amende honorable. - Faire dans la soirée amende honorable selon le culte du jour, c'est-à-dire manifester par nos paroles au Sacré-Cœur notre affliction à la vue de l'ingratitude des hommes à son égard, et notre désir de le dédommager par nos hommages de toutes les injures qui lui sont faites.
Image du Sacré-Cœur. — Porter sur soi cette image, la baiser souvent, comme si c'était le Cœur même de Jésus. Entretenir une lampe allumée devant elle, si on le peut. Notre-Seigneur a promis des grâces abondantes à ceux qui rendront des honneurs à l'image de son Cœur (5).
Heure sainte. — Faire l'heure sainte le jeudi au soir, vers la tombée de la nuit. Cet exercice a été enseigné à la Bienheureuse par Notre-Seigneur. Il consiste à passer une heure dans la prière et la méditation sur l'agonie de Notre-Seigneur au jardin
(1) Id., ibid., t. 1, p. 109.
(2) Id., ibid.. t. 1, p. 290; t. 2, p. 162.
(3) Id., ibid., t. 1, p. 79 et 153.
(4) Id., ibid , t. 1, p. 117 et 118; t. 2, p. 324
(5) Id., ibid., t. 1, p. 118; t. 2, p. 101, 244 et 325.
des Olives. Se faire inscrire dans la Confrérie de l'Heure sainte établie au couvent de la Visitation de Paray-le-Monial (1).
Consécration au Sacré-Cœur. — Faire, après la communion, au Cœur de Jésus un entier sacrifice du nôtre. La Bienheureuse dit que c'est là un exercice très agréable à ce divin Cœur (2).
Petit office du Sacré-Cœur. — Litanies du Sacré-Cœlr. — La Bienheureuse estimait extrêmement ces prières, parce qu'elles contiennent les louanges du Sacré-Cœur.
Mystères du Rosaire. — Méditer ces mystères, pendant la récitation du chapelet, en union avec Notre-Dame du Sacré-Cœur, honorant avec elle le Cœur Sacré de son divin Fils dans ces différents mystères.