SCENE PRE^^IIÈRE
LE PÈRE lOURDEUIL. MADAME JOURDECIL. LOl'lSE, MARCAROT, puis XAMOLN •
Au lever du rideau, tout le monde est debout. On vient d'entrer. Margai-ot au milieu de la salle en tenue de i)lanteur, une rose à la boutonnière, son panama à la main. Le père Jounleuil, le
• Xamoun couché, Joui-deuil, Madame .TourJeuil, Margarot, Louise.
!t() LE SACRIFICE
dos appuyé contre la table, superbe, dédaigneux, son grand chapeau sur l'oreille, faisant le moulinet avec sa canne et sifflotant. Louise dans l'encadrement de la porte du fond, son ombrelle encore ouverte.
MARG.\ROT, montrant l'alplior d'un geste arrondi
L'oiseau s^'est envohS mesdames; mais voici toujours la ca?e.
Envolé!
Où donc?
MADAME .TOURDEUIL
LOUISE, s'avancanl
MAROAROT
Oh! pas l)itMi loin... sans doute dans le jardin, î\ fumer un cigare, en attendant la cloche... tout juste, la
clef est sur la porte... (H montre la porte à gauclje.) LOUISE •
Alors, c'est iri qti'il travaille?...
MAROAROT
Oui, mademoiselle, c'est ici... voilà sa table, sachaise, ses crayons. ^Montrant los jinpiers.) Et SCS œuvres.
LE PKIIE JOURDEUIL, entre ses dents Jolies, les œuvres ! Pff!
MADAMR JOURDEUIL, suppliante
■ Das.j Mon ami.
LE rïiRE JOURDEUIL, même ton
Qu'est-ce que tu veux? Je suis indigné, (il se remet à siffloter.)
MAROAROT, «levnnl \os papiers
Ah! je vous réponds que le gaillard n'a pas gardé ses mains dans ses' poches depuis quinze jours qu'il est chez
* Namoun, .Tonnlcuil. Ma'iamp .îounleuil, Louise, Margarot.