‹ Le sacrifice d'Abraham; pièce en quatre actes, à grand spectacle, melée de pantomime et de dansesChapitre 13 sur 76 · SA A.C · texte numérisé non relu

SA A.C

Sois le bien venu , mon cher Ismaël. Combien notre bon père sera satisfait de te revoir.

I s M A ë I. , repoussant Isaac.

Un père! , . Ismaël n'a qu'un maître.

A G A n , appercevant Jsmaél.

Vola ma seule espérance. ( £//e lembrasse. )

ISAAC, courant vers la tente.

Mon Père , Ism^el est parmi nous.

ABRAHAM, Sortant de sa rêverie.

Ismaël ! ( ^gar et Ismaè'l descendent vers la tente. )

ISAAC

Il a l'air bien chagrin, mon frère, il soupire, il rejette mes caresses... Viens le serrer dans tes bras... je le sais par moi-même, un baiser de son père adoucit toutes les peines. ( Abraham se lève. )

.iLBRAHÀM, allant vers hmaél avec une teinte de sévérité. D'où viens-to, Ismaël ?

ISM AEL.

Du désert.

ABRAHAM

Toujours dans le désert.

Là, seulement^ je puis respirer en^liberté.

Tes flèches sont teintes de sang. . . Mon fils, pourquoi te livrer «ans cesse à ces occupations meurtrières P

Né pour le malheur , je dois apprendre à combattre pour défendre un jour mon exi?tence.

Qn'as-tu donc à reA>uter ?

J s M AB L

La perversisté des hommes.

A Bn AH AM

A peine entré dans le chemin de la vie , comment peux-tu la •oupvonner ?

Ma mère m'a fait craindre souvent. . .

ABRAHAM

Vous le voyez , Agar , c'est lui qui vous accuse.

I s M A E L , dun tonjier.

Accuser ma mère.'' Non , non .. Mais j'apprends à la défendre-

ABRAHAM

Contre Abraham ! . . , contre ton père !

I s M A E L , avec amefiume.

Abraham... Mon père... Oui, je l'oubliais.

ABRAHAM, à part Malheureux enfant !( /lou/. ^Agar, v<u3 connaissez ma volonté,

disposez votre Gis à s'y soumettre... tpoux , je vous en prie;

chef, je TOUS l'ordonne.

■^gnr brave Tœil courroucé d Abraham. Ce père infortuné cherche avec bonté a faire revenir JsmaeL y celui-ci repousse ses caresses aiiLsi que celles d haac , par une froideur insultante. Ahraham ituitgné, va employer toute son autorité, lorsr/ue la présence d« S tra qui parait au fond , au milieu des femmes et des jeunes fUtcSj le relient. )

Page 1