SA A.C
Sois le bien venu , mon cher Ismaël. Combien notre bon père sera satisfait de te revoir.
I s M A ë I. , repoussant Isaac.
Un père! , . Ismaël n'a qu'un maître.
A G A n , appercevant Jsmaél.
Vola ma seule espérance. ( £//e lembrasse. )
ISAAC, courant vers la tente.
Mon Père , Ism^el est parmi nous.
ABRAHAM, Sortant de sa rêverie.
Ismaël ! ( ^gar et Ismaè'l descendent vers la tente. )
ISAAC
Il a l'air bien chagrin, mon frère, il soupire, il rejette mes caresses... Viens le serrer dans tes bras... je le sais par moi-même, un baiser de son père adoucit toutes les peines. ( Abraham se lève. )
.iLBRAHÀM, allant vers hmaél avec une teinte de sévérité. D'où viens-to, Ismaël ?
ISM AEL.
Du désert.
ABRAHAM
Toujours dans le désert.
Là, seulement^ je puis respirer en^liberté.
Tes flèches sont teintes de sang. . . Mon fils, pourquoi te livrer «ans cesse à ces occupations meurtrières P
Né pour le malheur , je dois apprendre à combattre pour défendre un jour mon exi?tence.
Qn'as-tu donc à reA>uter ?
J s M AB L
La perversisté des hommes.
A Bn AH AM
A peine entré dans le chemin de la vie , comment peux-tu la •oupvonner ?
Ma mère m'a fait craindre souvent. . .
ABRAHAM
Vous le voyez , Agar , c'est lui qui vous accuse.
I s M A E L , dun tonjier.
Accuser ma mère.'' Non , non .. Mais j'apprends à la défendre-
ABRAHAM
Contre Abraham ! . . , contre ton père !
I s M A E L , avec amefiume.
Abraham... Mon père... Oui, je l'oubliais.
ABRAHAM, à part Malheureux enfant !( /lou/. ^Agar, v<u3 connaissez ma volonté,
disposez votre Gis à s'y soumettre... tpoux , je vous en prie;
chef, je TOUS l'ordonne.
■^gnr brave Tœil courroucé d Abraham. Ce père infortuné cherche avec bonté a faire revenir JsmaeL y celui-ci repousse ses caresses aiiLsi que celles d haac , par une froideur insultante. Ahraham ituitgné, va employer toute son autorité, lorsr/ue la présence d« S tra qui parait au fond , au milieu des femmes et des jeunes fUtcSj le relient. )