SCENE PREMIEHE
OBZED, JATÀL.
( Obzed est au fond , sur une monticule de sable , il agite dans les airs une pièce de son vêtement et porte les yeux cm loin. Jatai appuyé en avant sur un roc , le regarde avec intfuiétude.)
Eh! bien, Ob^ecî, vois-tu quelque chose?. . •
OBZED
.l'avais apprrçu un petit point noir à l'horizon... mais il a disparu... aussi loin que mes yeux peuvent percer dans le dé- Bcrt, je ne distingue plus rien.
Il nous faudra donc périr de faim et de mij^ère pous un ciel d'airain et sur ce sable embrasé qui nous dévore .. .
MÇaodi's Hébreux! ils m'ont enlevé mon cbameaii. . . i! por^ùit,
is.' tout ce que je possédais.
'M- * rois-tu donc que Jatal , ton ami , ton compagnon et Be 'aoui me toi, netatjrais paa défendu j si ces misérables en m aclant sous le nombre n'avaient tue mon coursier i
OBZEB
t si ma lance ne s'était bridée , ne les auraie-je pas putii de t audace?. . .
^ous attaquer... nous?..;
ui faisons métier d'attaquer les autres.
C'est une honte ■ . .
Querousvengerons. ''
Sur le premier de cette race proscrite qui se présentera devant
lUS. . i
i (Jbzed 1 ient s'asseoir en avant, Jalal examine dans le fond j WÊÊ tous derx sont accables de fatigue.')
^H Le temps s obscureit , on entend un bruit sourd et lointain ) ^ JAXAi. , revenant avec précipitation f
Obzod . . . tu nie vois tremblant. . . anéanti... ce v^nt du dért, ce iamsin .«i redouté <Jui frappfe d6 mort ceux qu'il rfeèontre ans sa coorbc rapide.
o B z E u , avec ejfroi , Eh bien !
Je crois qu'il commence à s'élever.
o B X E D, ie levant , Tu te trompes, Jatal.
Tiens, ne vois-tu pas la-bas un tourbillon de sable?...
Hélas! tu as raison. . . < es tables ënftàm'més par le soleil et -oulants au cré de ce vent terrible. . . vont faire bientôt du désert me mer de feu. . .