SCENE II
AGAR, seule.
Quelle situation étrange ! moi , chargée d'offrir wb« couronne à cette femme que je déteste ! de la solliciter pour qu'elle daigna accepter la gloiie et le bonheur ! de ra'humilier devant une rivale «dieusedont je voudrais percer le sein \. . . Pharaon , ne l'espère pas ; toute- les richesses de ton empire pourraient elles payer u« tel effort? quedis^^je, si je brave les ordres de ce despote orgueilleux, que deviendra i^on fils? que deviendrai-je m'i-même ? il faut céder. . . offrons à ma rivale les dons brillaosque lui destine Je souv rain d'Egypte ; mais tout-à-la-fois, sachons porter à son coeur les coups les plus sensibles {regardant au fond.) Elle s'avance: sa démarche est inceraine , elle est plongée dans la douleur la plus profonde. Ah ! du moins, j'aurai joui un instant des larmes que jeJui fais répandre!
SCE'SrE III.