ACTE CINQUIÈME
BÉZÜCHON.
Ah ! dès que la nouvelle vous est arrivée, vous êtes accourue, n’est-ce pas?... vous avez voulu vous convaincre de votre bonheur ! Eh bien ! soyez heureuse, Angèle est bien morte et vous êtes riche!...
ADRIENNE
Quel langage me tenez- vous là?
BÉZÜCHON.
Ah! tu triomphes, Adrienne, je vois dans l’ombre étinceler ton regard!... tu pxécrais Angèle, c’est tout simple, elle était bonne et vertueuse, et son cœur avait toutes les affections que le tien ne saurait éprouver. Dire qu’à cette heure elle est dans la nuit du tombeau, et que toi, rayonnante et superbe, tu vois lever l’aurore!... O décrets impénétrables de la Providence!...
ADRIENNE
Vous l’aimiez donc bien, que vous me détestez tant?
BÉ ZUCHON.
Je ne déteste jamais les femmes, je les plains, voilà tout, et, je vous plains, Adrienne, d’être ce que vous êtes, lorsque vous pourriez être autrement...
ADRIENNE
Horace !
BÉZÜCHON, sévère.
Allons! partez! vous troublez son ombre!,..
ADRIENNE, furieuse.
Ah! c’est ainsi!... Eh bien, je vous brave, on ne m’intimide pas, moi.