SCÈNE II
Les Mêmes, BERNAR D, ANG ÈLE, BÉZUCHON et LAZARE.
Bernard sort du caveau, pâle, les cheveux en désordre.
TOUS, s'élançant sur lui.
Voleur!... voleur !...
B E R N A RD, s’arrachant h leurs étreintes.
Assassins!... (Les héritiers reculent.) Oui, assassins!... car vous l’aviez enterrée vivante !...
Angèle vivante paraît à la porte du caveau, soutenue par Bézuchon et par
Lazare.
TOUS, A la vue d’Angèle vivante.
Ah !
BÉZUCHON. s’élançant vers eux.
Vous étiez pressés d’hériter... A peine cette pauvre femme a-t-elle fermé les yeux... que déjà toutes les démarches sont faites, la cérémonie réglée... Ah! vous n’avez pas perdu de temps... La loi donne quarante-huit heures, avez-vous dit?... Les quarante-huit heures sont écoulées, donc elle est mortel... La loi le veut ainsi!!! Et vous l’avez tuée de par la loi !...
11 s’approche d’Angèle à laquelle Bernard donnait ses soins. BON AMI, s’avançant vers Bernard.
Il a violé une tombe!... c’est un sacrilège!...
TOUS, furibonds
Oui!... oui!... un sacrilège!
BERNARD, se relevant.
Je suis à la disposition de la justice, qu’elle me prenne, si lie l’ose...
Grande rumeur.