‹ Le sacrilégeChapitre 3 sur 141 · REPRISE DU REFRAIN · texte numérisé non relu

REPRISE DU REFRAIN

Les laboureurs s’éloignent. Colombe s’approche de Lizcron. COLOMBE, appelant.

Lizeron!... Lizeron!... (Le pinçant.) Mo répondras-tu, à la fin?

LIZERON. toujours en contemplation dorant scs bottes.

Quelle triomphante dégaine on doit vous avoir avec des machines comme ça aux pieds.

COLOMBE

Voyons... si au lieu de parler à ces vilaines bottes, tu me causais un brin, est- ce que ça ne serait pas plus honnête? dis?...

LIZERON, avec feu.

Obi Colombe 1... Colombe!...

COLOMBE, joyeuse.

Ah! tu to décides donc enfin?

LIZERON, même jeu.

Si j’osais, je les mettrais.

COLOMBE, fnriense.

Ah! c’est insupportable, et \ous mériteriez...

LIZERON.

Oh! je vous en prie, Colombe, ne m’asticotez point!

COLOMBE

Voyez- vous cet air dédaigneux... Vous parliez d’un autre ton il y a* trois jours encore, alors que vous me disiez des tendresses tout en trempant la soupe aux choux pour les gens de la , ferme... en ma société.

LIZERON, avec noblesse Je l’ai trempée pour la dernière fois.

COLOMBE

Hein?

LIZERON.

Vous pouvez rester, si ça vous va, entre vos vaches et vos oies, mais pour moi, il n’en faut plus.

COLOMBE

Vraiment?... Eh ben, qu’est-co que tu prétends donc faire?

Mon chemin, un cliomin rapide... (Montrant les bottes.) Et voilà mes bottes de sept lieues, car moi aussi, quand j'aurai quitté l’Orléanais et que je serai à l'aris, j’aurai des bottes

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